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1911. Dès le début de ce petit opuscule l’auteur écrit : « Robert Randau… peintre sincère comme Rudyard Kipling et luminariste comme Lafcadio Hearn, sans toutefois trahir ce qu’il doit à la tradition française par une foncière relativité avec la verve splendide de Rabelais. »
Un hommage littéraire à Robert Randau, surnommé le “Kipling africain”, pionnier de la littérature coloniale. Entre la verve rabelaisienne et la lumière orientale. Une édition confidentielle, précieuse pour les passionnés d’histoire littéraire et de francophonie coloniale.
L’auteur : Le Brun, discret mais érudit, collectionnait les cartes postales des colonies françaises, qu’il annotait avec des citations littéraires — une manière pour lui de “faire dialoguer les images et les mots”.
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Description :
Petit opuscule relié par une agrafe rouillée. Couverture illustrée légèrement défraîchie. Tranches et papier légèrement jaunis. Très bon état général. 16 pages.
Thème :
Un portrait littéraire vibrant de Robert Randau, figure emblématique de la littérature coloniale française.
L’auteur :
Le Brun était un critique littéraire très actif dans les années 1900‑1914. Ses monographies chez Sansot sont souvent : vivantes, pleines d’anecdotes, parfois un peu partisanes, mais très utiles pour comprendre la réception d’un auteur à son époque.
L’éditeur, Sansot aimait travailler avec Le Brun parce qu’il livrait toujours à l’heure. Cet éditeur bohème de la rue de Seine, avait un problème chronique : ses auteurs étaient des poètes, donc toujours en retard. Le Brun, lui, était l’exception. Sansot disait : « Le Brun n’est pas un auteur, c’est une horloge. » C’est pour cela qu’il lui confiait tant de petites monographies : il savait qu’il aurait son manuscrit dans la semaine, propre, clair, prêt à imprimer.
Le Brun passait ses soirées au Café Voltaire, au Procope, ou chez Wepler, mais… il ne buvait que de l’eau ou du lait chaud. Les autres critiques le taquinaient : “Le Brun, c’est le seul qui fait mousser la littérature sans faire mousser la bière.”
Le Brun avait un travers charmant : il adorait les écrivains tant qu’ils étaient modestes, accessibles, reconnaissants. Mais dès qu’ils prenaient un peu d’importance, il devenait… piquant.
Un jour, un auteur qu’il avait encensé lui dit :“Ma notoriété, je vous la dois un peu.” Le Brun répondit : “Alors je vous la retire.” Et il publia une critique assassine la semaine suivante.
Comme Jules Renard, comme Zola, comme quelques maniaques du geste littéraire, Le Brun écrivait debout, sur un pupitre incliné. Il disait : “Assis, je pense trop. Debout, j’écris.”
L’éditeur :
Les éditions E. Sansot, fondées au début du XXe siècle, étaient connues pour leur audace littéraire et leur éclectisme. Elles ont publié des figures comme Renée Vivien, Alfred Jarry ou Montesquiou. Leur “Bibliothèque internationale d’édition” visait à faire rayonner des voix singulières, souvent en marge des grands courants. Aujourd’hui, leurs ouvrages sont prisés des bibliophiles pour leur rareté et leur charme typographique.
Robert Randau, un écrivain prolifique et truculent : Il a écrit 36 romans et recueils de poésie, souvent dans un style satirique et coloré. Son œuvre Le Chef des porte-plume est une satire mordante de la vie coloniale à Dakar, où il tourne en dérision les petits travers des fonctionnaires français. Lors de ses missions, il dessinait des croquis de villages, mosquées et objets rituels. Ces carnets sont devenus la matière première de ses romans.
Robert Randau, qualifié de “luminariste” par ses contemporains, n’était pas peintre, mais écrivait comme un artiste de la lumière. Ses romans captent les nuances du Sahel, les ombres des ruelles d’Alger, et les éclats de la vie coloniale avec une précision quasi picturale.
En 1920, il fonde l’Académie algérienne. Une institution littéraire destinée à promouvoir les écrivains d’Algérie. Il en fut le président, le secrétaire général, le trésorier… et parfois le seul membre actif.
Les premiers cercles littéraires d’Alger, dans lesquels Randau était très actif, ont créé un climat intellectuel qui a permis l’émergence :
• de Camus
• de Roblès
• de Jules Roy
Camus connaissait ses textes et l’avait lu jeune.
Mots-clés pour le livre :
Robert Randau, écrivain colonial, Algérie, littérature française, Kipling africain, R. Le Brun, édition Sansot, livre ancien, biographie, patrimoine littéraire, 1911, rareté, francophonie, Afrique
A découvrir également :
Pour prolonger cette thématique, vous pouvez consulter
Le Parfait explorateur colonial.
Dernière mise à jour de la fiche : avril 2026.