Correspondance 1907-1914 Jacques Rivière et Paul Claudel, Librairie Plon. 1926
search
  • Correspondance 1907-1914 Jacques Rivière et Paul Claudel, Librairie Plon. 1926

Correspondance 1907-1914 Jacques Rivière et Paul Claudel 1926

12,00 €

1926. Introduction d’Isabelle Rivière, sœur de Jacques Rivière. Ce recueil rassemble les lettres échangées entre Jacques Rivière et Paul Claudel entre 1907 et 1914. L’ouvrage témoigne de leurs débats sur la littérature, la foi, la métaphysique et la création artistique. L’introduction d’Isabelle Rivière replace ces échanges dans le contexte intellectuel d’avant-guerre. Ce volume est un document précieux pour comprendre l’évolution de deux figures majeures de la pensée française du début du XXe siècle.

Quantité

  Garanties sécurité

Tout notre site est sécurisé SSL

  Politique de livraison

Livraison par Colissimo

  Politique retours

14 jours après réception du colis.

  Lettre d'information

Recevez nos nouveautés littéraires

 

FAQ Livres anciens

 

À propos de Envie de Livres.fr

Description :

Broché. Couverture défraîchie avec une tache. Prix barré sur le dos. Tranches et papier jaunis. Très bon état général. 224 pages.

Thème :

Un dialogue vibrant entre deux grandes voix de la littérature française, au cœur des années 1907-1914.

Auteurs :

• Jacques Rivière (1886-1925) : critique littéraire, directeur de la Nouvelle Revue Française, proche d’Alain-Fournier et d’André Gide.

Jacques Rivière, mobilisé en 1914, fut fait prisonnier en Allemagne. Ses lettres de captivité, publiées plus tard, témoignent de son endurance intellectuelle. Cette expérience a profondément marqué sa pensée critique.

1) L’homme qui écrivait des lettres comme d’autres respirent :

Rivière était un épistolier compulsif : il pouvait écrire 10 à 15 pages d’un seul jet, sans rature, avec une intensité presque physique. Claudel disait de lui : « Rivière écrit comme on prie. » Et ce n’était pas une image : Rivière vivait la littérature comme une forme de spiritualité.

2) Il a failli devenir… ingénieur :

Avant la NRF, Rivière était destiné à une carrière scientifique. Il a abandonné brutalement après une crise intérieure violente, convaincu qu’il « mourrait étouffé » s’il ne se consacrait pas à la littérature.

3) Sa timidité était légendaire

Lors de sa première rencontre avec Claudel, Rivière était tellement intimidé qu’il a passé la moitié de l’entretien à regarder ses chaussures. Claudel, amusé, dira plus tard : « Je n’ai jamais vu un homme aussi silencieux écrire des lettres aussi bruyantes. »

• Paul Claudel (1868-1955) : poète, dramaturge et diplomate, marqué par sa conversion religieuse en 1886, membre de l’Académie française.

1) Diplomate le jour, poète la nuit :Pendant toute la période de la correspondance, Claudel est en poste à l’étranger : Chine, Tchécoslovaquie, Allemagne… Il écrivait souvent à Rivière depuis des wagons de train diplomatiques, entre deux négociations.

2) Il envoyait ses manuscrits par bateau… et les perdait :

Plusieurs lettres racontent que Claudel expédiait ses textes à la NRF par paquebot postal, et qu’il en a perdu au moins deux dans des naufrages ou des retards interminables. Rivière en plaisantait : « Vos manuscrits voyagent plus que moi. »

3) Claudel considérait Rivière comme son “directeur de conscience littéraire” :

Il lui envoyait ses pièces avant même sa famille, demandant des avis d’une franchise totale. Rivière était l’un des rares à oser lui dire : « Là, vous exagérez. »

Leur relation : une amitié intellectuelle explosive :

1) Ils ne sont d’accord sur rien… et c’est pour ça qu’ils s’adorent.

Rivière est un rationaliste inquiet. Claudel est un mystique flamboyant. Leur correspondance est un choc permanent : Rivière analyse, Claudel prophétise, Rivière nuance, Claudel s’enflamme… Et pourtant, une admiration profonde les unit.

2) Rivière a failli publier Claudel contre l’avis de tout le comité NRF :

Gide, Schlumberger et d’autres trouvaient Claudel « trop catholique ». Rivière s’est battu pour lui, parfois seul contre tous. Claudel ne l’a jamais oublié.

Préfacière :

Isabelle Rivière (1889‑1971) : la préfacière, sœur de Jacques

1) Elle a sauvé la mémoire de son frère

Après la mort de Jacques en 1925, Isabelle a consacré des années à rassembler ses lettres, ses manuscrits, ses brouillons. Sans elle, une grande partie de l’œuvre de Rivière aurait disparu.

2) Elle connaissait Claudel depuis l’adolescence

Claudel venait souvent chez les Rivière. Isabelle raconte qu’il parlait avec une voix douce mais autoritaire, et qu’il avait l’habitude de marcher en récitant des vers… même dans le salon.

3) Elle a écrit l’introduction dans un état d’émotion très fort :

Isabelle rédige la préface de 1926 un an après la mort de Jacques. Elle y glisse des détails intimes, mais toujours avec pudeur. Elle voulait montrer : la profondeur de l’amitié, la valeur littéraire des lettres, la fragilité de son frère, et la loyauté de Claudel.

C’est une préface à la fois familiale, littéraire et historique.

Mots-clés autour de ce livre :

• Jacques Rivière

• Paul Claudel

• Correspondance 1907-1914

• Librairie Plon

• Littérature française XXe siècle

• Nouvelle Revue Française

• Lettres d’écrivains

• Histoire littéraire

• Édition originale 1926

• Isabelle Rivière

A découvrir également :

Pour prolonger cette thématique, vous pouvez consulter
Correspondances Julien Green Jacques Maritain.

Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.

C16-17
1 Article
Commentaires (0)
Aucun avis n'a été publié pour le moment.