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1926. Édition originale, enrichi d’une double dédicace : celle de l’auteur à Pierre Lhoste et celle de l’éditeur. La présence d’une double dédicace — de l’auteur et de l’éditeur — est peu courante et témoigne d’une provenance littéraire privilégiée.
Exemplaire sur vélin d’Arches, papier noble prisé des bibliophiles pour sa texture satinée et sa tenue exceptionnelle, numéroté : 369. Illustrations aquarelles de Georges Gaudion.
Morand y réunit ses premiers recueils : Lampes à arc, Feuilles de température, suivis de 25 poèmes sans oiseaux… Parmi les poèmes : Ode à Marcel Proust…
Un volume rare et raffiné, témoin de la modernité poétique des années 1920.
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Description:
Broché, couverture rempliée illustrée dans son emboîtage en carton d’origine. Seules les tranches sont légèrement jaunies. Les coiffes montrent une fatigue infime — juste assez pour rappeler que ce livre a vécu, mais qu’il a été choyé. 161 pages
Un recueil où Paul Morand capte la vitesse, les lumières, les départs, les chambres d’hôtel, les gares, les villes qui défilent. Une poésie de mouvement, de fièvre moderne, mais aussi de solitude élégante.
Auteur :
Diplomate, voyageur, noctambule, ami de Cocteau, Proust et Giraudoux, Paul Morand écrivait souvent dans les trains, sur les tables des wagons-restaurants, ou dans les halls d’hôtels où il attendait un départ. Il disait que la poésie devait « courir plus vite que la vie ». Ses textes ont le rythme d’un pas pressé sur un quai de gare.
Paul Morand écrivait à la manière d’un cinéaste : phrases courtes, images fulgurantes, rythme syncopé. Il disait : « Je veux que mes mots aient des jambes. » Son écriture traduit la mobilité et la modernité de son époque.
Une plongée dans la sensibilité d’un poète fasciné par la vitesse, la lumière et la solitude urbaine ; une lecture qui révèle la naissance du style moderne français.
Poèmes 1914‑1924 est pour Morand un bilan de jeunesse. Il y rassemble ses premiers textes, écrits avant sa carrière diplomatique, comme pour fixer le tempo d’une époque qui changeait de vitesse. On y trouve l’« Ode à Marcel Proust », hommage à celui qui l’encouragea à écrire.
Journaliste et homme de radio, Pierre Lhoste anima pendant des décennies des émissions littéraires sur France Culture. Il créa également Le Dernier quart d’heure, émission qui donna lieu à une publication à La Table Ronde. Il recevait souvent les écrivains chez lui pour des entretiens privés ; Paul Morand fut l’un de ses invités marquants.
L’ouvrage est également dédicacé par l’éditeur Richard.
Éditeur :
Les Éditions Richard, actives dans les années 1920, se distinguaient par leurs tirages limités sur beau papier et leurs collaborations avec des illustrateurs comme Georges Gaudion. Leur ambition : faire du livre un objet d’art total.
Elles faisaient partie de ces maisons d’édition “d’art” qui voulaient produire des livres comme des objets précieux.
Elles publiaient peu, mais bien : tirages limités, souvent entre 300 et 500 exemplaires, ce qui explique la rareté actuelle.
On raconte que l’éditeur Richard, installé à Toulouse, choisissait personnellement les papiers chez les marchands d’Arches et de Rives. Il disait que « le Midi donne plus de lumière aux pages », et qu’un livre imprimé à Toulouse devait « respirer le soleil ». C’est pour cela qu’il privilégiait les papiers lumineux comme le vélin d’Arches, parfait pour les aquarelles de Gaudion.
Illustrateur :
Georges Gaudion (1896‑1984) fut un peintre, décorateur et illustrateur français très apprécié dans les années 1920‑1930. Il travailla pour plusieurs éditeurs exigeants, notamment pour des ouvrages tirés sur beau papier, où son style délicat et lumineux faisait merveille. Ses aquarelles se distinguent par une palette douce, des lignes souples, et un sens très fin de la lumière diffuse, parfaitement adapté à la poésie moderne.
Gaudion avait l’habitude de peindre à la lumière du matin, qu’il considérait comme « la seule capable de ne pas trahir les couleurs ». Il refusait de travailler sous éclairage artificiel, même pour des commandes urgentes. Les éditeurs racontaient qu’il pouvait retarder une livraison de plusieurs jours si le ciel était trop couvert, car il voulait que chaque aquarelle soit « baignée de lumière vraie ».
Cette exigence explique la fraîcheur et la transparence de ses illustrations dans Poèmes 1914‑1924.
Beau papier :
Le vélin d’Arches est l’un des papiers les plus prestigieux utilisés dans l’édition de luxe. Il est fabriqué selon des méthodes traditionnelles, avec un grain régulier, une blancheur naturelle, et une excellente conservation. Pour un ouvrage illustré, il met en valeur les aquarelles grâce à sa capacité à absorber la couleur sans la ternir. Dans les années 1920, un tirage sur Arches signifiait édition de qualité supérieure, souvent réservée aux exemplaires numérotés.
La papeterie Arches, fondée en 1492, fournissait déjà les graveurs et peintres du XVIIIᵉ siècle. On raconte que Delacroix refusait tout autre papier pour ses lavis, affirmant que « l’Arches donne à l’eau la mémoire de la lumière ». Cette réputation a traversé les siècles, et les éditeurs de luxe des années 1920 — dont Richard — l’utilisaient pour leurs tirages les plus soignés.
Paul Morand, Poèmes 1914‑1924, Éditions Richard, Georges Gaudion, Pierre Lhoste, dédicace autographe, édition numérotée, poésie moderne, années 1920, bibliophilie, littérature française, rareté, cosmopolitisme, modernité.
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Paul Morand Le Voyageur et l’amour.
Dernière mise à jour de la fiche : mai 2026.