Lorsque tout est fini… , par Georges Millandy, Albert Messein Éditeur. 1933
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  • Lorsque tout est fini… , par Georges Millandy, Albert Messein Éditeur. 1933

Lorsque tout est fini… , par Georges Millandy, Albert Messein Éditeur.

24,00 €

1933. Préface de Gustave Fréjaville. Dessins de A. Barrére, F.A. Cazals, G. Dola, Gin, F. Hérault, H.G. Ibels, M. Lenoir, Roedel, G. Viardot, J. Villon, Willette... Ce livre est un recueil de souvenirs personnels de Millandy, figure emblématique du monde des chansonniers et des cabarets parisiens. Une série de chapitres sur les cafés-concerts, les caveaux, les petits théâtres, et les artistes du Quartier Latin entre 1895 et 1914, avec des évocations de la censure en 1918 et du Paris d’après-guerre.Dans ce livre, Millandy raconte une scène où il partage une table avec Paul Verlaine au caveau du Soleil d’Or. Ce genre de témoignage direct est rare et précieux, car il relie la chanson populaire à la grande littérature.

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Description :

Broché. Couvertures défraîchies. Dos insolé. Tranches et papier jaunis. Dernière de couverture avec une tache dans le bas. Non coupé. Un marque‑page d’époque (années 1960–1970) est offert avec cet exemplaire. Très bon état général. 304 pages.

Thème :

Un voyage nostalgique dans le Paris bohème des cabarets, des cafés-concerts et des chansonniers.

Le livre :

Ce livre est : un recueil de souvenirs de cabarets, un témoignage sur les chansonniers, un panorama de la vie artistique parisienne, un hommage à la bohème, un livre illustré par les artistes du Chat Noir, du Quartier Latin, des variétés, du music-hall.

Auteur :

Un livre né d’un « chansonnier paresseux » : dans la table des matières, Millandy intitule une section : « Mémoires d’un paresseux ». C’est un clin d’œil à sa réputation : il écrivait lentement, parlait beaucoup, et préférait les cafés du Quartier Latin aux bureaux d’éditeur. Gustave Fréjaville, dans sa préface, s’en amuse ouvertement.

Un livre rempli de contradictions assumées : Fréjaville note que Millandy est un homme « d’oppositions déconcertantes », capable d’être à la fois bohème, travailleur, rêveur, bavard, discret… Il dit même que Millandy se moque de lui-même à chaque page, ce qui donne au livre un charme très particulier.

Le livre contient des souvenirs du Chat Noir, du Soleil d’Or, du Procope, du Caveau du Cercle… Plusieurs de ces lieux avaient déjà disparu en 1933 : Millandy en est l’un des derniers témoins directs.

Georges Millandy, de son vrai nom Maurice Nouhaud (1870–1964), était un chansonnier, parolier, écrivain et chroniqueur du Quartier Latin. Il a fréquenté les cabarets mythiques comme le Procope ou les Noctambules, et a collaboré avec des artistes comme Henri Dickson.

Millandy est aussi l’auteur de la chanson "Quand l’amour meurt", popularisée par Marlène Dietrich dans le film Morocco (1930), et reprise par Jeanne Moreau dans Le Petit Théâtre de Jean Renoir. Il fut aussi rédacteur en chef du journal Le Procope dès 1896. Millandy a réellement souffert d’aphonie chronique. Il en a tiré un livre intitulé Au service de la chanson, souvenirs d’un chansonnier aphone (1939). Il plaisantait souvent : « J’ai perdu ma voix, mais pas mes histoires. »

Préfacier :

Quand Fréjaville demande son admission au Syndicat de la critique dramatique en 1912, il est encore un journaliste très modeste, écrivant dans une petite revue bimensuelle, Le Foyer. Il craint de ne pas être pris au sérieux. Alors, pour appuyer sa candidature, il obtient la signature de trois parrains prestigieux : Fernand Bourgeat, Alfred Bruneau, Paul Ginisty. Lorsqu’on lui demande comment il a réussi à convaincre ces trois personnalités, il répond avec un humour très Fréjaville : « Je n’ai rien fait. Je suis né à Cajarc, comme Gustave Larroumet. C’est lui qui a tout fait pour moi. »

Larroumet — critique célèbre, professeur à la Sorbonne — était effectivement son compatriote, et l’avait introduit dans les milieux littéraires par simple solidarité “cajarcoise”.

Cette petite scène a beaucoup circulé dans les milieux du théâtre : Fréjaville, l’homme qui doit sa carrière… à son village natal. Et il en riait lui-même.

Une fois admis, Fréjaville devient si influent dans la critique des variétés et du music-hall qu’on le surnomme : « Le Jules Janin de la piste et du chapiteau » : un titre à la fois flatteur et légèrement moqueur, car Janin était connu pour ses envolées lyriques… parfois excessives.

Fréjaville adorait ce surnom.

Illustrateurs :

Le livre réunit une constellation d’artistes du monde des cabarets :

A. Barrère : Caricaturiste du Rire, célèbre pour ses affiches. On disait qu’il dessinait « plus vite que son ombre ».

F.-A. Cazals : ami intime de Verlaine, il a illustré plusieurs portraits du poète. Il racontait que Verlaine lui payait parfois en… verres d’absinthe.

G. Dola : peintre attitré des artistes de café‑concert. Il avait la réputation de « rendre un chanteur plus célèbre qu’il ne l’était vraiment ».

H.-G. Ibels : membre du groupe des Nabis, surnommé « le Nabi journaliste ». Il adorait représenter les foules, les cafés, les scènes de rue.

Marcel Lenoir : artiste mystique, parfois considéré comme un « visionnaire ». Il travaillait souvent la nuit, à la bougie.

Willette : figure mythique de Montmartre, fondateur du cabaret du Chat Noir. Il signait parfois ses dessins d’un simple chat noir stylisé.

J. Villon : caricaturiste montmartrois, connu pour ses silhouettes rapides et nerveuses.

Roedel : dessinateur du Courrier Français, spécialiste des scènes de cabaret.

G. Viardot : illustrateur des milieux artistiques parisiens, souvent associé aux chansonniers.

Le livre est donc un véritable album de la bohème artistique, un “who’s who” du Paris littéraire et chansonnier.

Éditeur :

Albert Messein (1873–1957) était un éditeur parisien spécialisé dans la poésie et les souvenirs littéraires. Successeur de Léon Vanier, il a publié des œuvres de Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Baudelaire, et de nombreux auteurs symbolistes. Sa maison, située au 19 quai Saint-Michel, était un haut lieu de l’édition poétique du début du XXe siècle.

Messein aimait dire : « Je publie les poètes morts… et quelques vivants qui s’y préparent. » Il était connu pour accepter des manuscrits trop longs, trop courts, trop libres, du moment qu’ils avaient une âme.

Mots-clés autour de ce livre :

Georges Millandy

Chansonnier du Quartier Latin

Cabarets parisiens

Belle Époque

Albert Messein éditeur

Livre illustré 1933

Dessins Willette, Ibels, Cazals

Souvenirs littéraires

Livre ancien

Mémoire artistique

Livre rare

Paris bohème

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Les Heures parisiennes.

Dernière mise à jour de la fiche : mai 2026.

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