1950. Les grandes figures de Montparnasse : Pablo Picasso, Guillaume Apollinaire, Modigliani, Jean Cocteau, Fernand Léger, Kiki de Montparnasse… Un témoignage vivant sur l’effervescence artistique du quartier, raconté par l’un des acteurs de cette époque.
À sa parution en 1950, ce témoignage d’André Salmon a été salué pour sa vérité directe : l’auteur, écrivait en s’entourant de photos et de souvenirs qui « faisaient revenir les voix ». Aujourd’hui encore, ce livre apporte une vision humaine et vivante de Picasso, Modigliani, Apollinaire ou Kiki, et demeure une source précieuse sur l’atmosphère artistique de Montparnasse. Les Éditions André Bonne, spécialisées dans les récits de témoins, ont donné à ce texte une place singulière dans l’histoire de l’avant‑garde.
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Description :
Broché. Couverture très légèrement insolée. Tranches et papier jaunis. Très bon état général. 285 pages.
Le livre :
Lorsque Salmon rédige Montparnasse, il est l’un des derniers survivants de la grande époque bohème. On raconte qu’il écrivait ce livre en consultant une boîte de photographies qu’il gardait depuis les années 1910 : portraits de Modigliani, soirées chez Apollinaire, ateliers enfumés, cafés de nuit. Il disait que ces images lui « rendaient les voix » de ses amis disparus et l’aidaient à retrouver le ton juste pour raconter Montparnasse sans nostalgie excessive.
À sa parution en 1950, le livre a été salué comme l’un des premiers récits cohérents sur la vie artistique du quartier, avant que les grandes biographies ne viennent fixer la légende. Les critiques ont souligné que Salmon, témoin direct, apportait une vérité que les historiens ne pouvaient pas inventer : les gestes, les voix, les atmosphères.
Le livre a eu un retentissement discret mais durable : il est encore cité aujourd’hui dans les études sur Montparnasse comme une source de première main.
Ce que ce livre apporte aux lecteurs d’aujourd’hui :
Même publié en 1950, Montparnasse reste étonnamment actuel. Voici ce qu’il apporte aujourd’hui :
- Un témoignage direct, irremplaçable
Salmon n’est pas un historien qui reconstruit : il a vécu Montparnasse. Il a vu Picasso arriver, Modigliani errer, Apollinaire déclamer, Kiki poser. Pour un lecteur contemporain, c’est une plongée dans l’avant‑garde sans filtre, avec la voix d’un témoin qui raconte ce qu’il a vu, entendu, ressenti.
- Une vision humaine des artistes
Aujourd’hui, Picasso, Modigliani ou Cocteau sont des mythes. Salmon les montre vivants, parfois drôles, parfois fragiles, souvent imprévisibles. Ce livre rappelle que les géants de l’art furent aussi des hommes, avec leurs doutes, leurs maladresses, leurs enthousiasmes.
- Une atmosphère disparue
Montparnasse n’est plus ce qu’il était. Le livre restitue un monde de cafés enfumés, d’ateliers glacés, de nuits interminables, de discussions passionnées. Pour un lecteur moderne, c’est un voyage dans une époque où l’art se faisait dans la rue, dans les cafés, dans les amitiés.
- Une source historique précieuse
Les historiens de l’art utilisent encore Salmon comme source primaire. Son livre éclaire des détails que les biographies ne donnent pas : gestes, voix, attitudes, petites scènes de vie.
Manies et habitudes d’écriture :
Salmon avait plusieurs habitudes d’écriture qui donnent à ses livres leur ton si particulier :
- Il écrivait en parlant à voix haute
Ses proches racontent qu’il lisait ses phrases en murmurant, pour vérifier le rythme. Il disait que « la vérité d’un souvenir se reconnaît à sa musique ».
- Il travaillait à partir de photos et de petits objets
Pour Montparnasse, il gardait sur son bureau : une photo de Modigliani, un dessin d’Apollinaire, un petit carnet de Cocteau. Ces objets l’aidaient à « faire revenir les voix ».
- Il écrivait vite, puis réécrivait lentement
Salmon posait d’abord le souvenir brut, puis revenait dessus pour lui donner un ton plus littéraire, sans le trahir. Cette double écriture donne au livre son mélange de spontanéité et de précision.
- Il refusait la nostalgie
Il disait : « Je raconte ce que j’ai vu, pas ce que j’aurais voulu voir. » C’est ce qui rend Montparnasse si crédible.
Éditeur :
André Bonne (1905‑1963). Les Éditions André Bonne ont été actives principalement entre la fin des années 1930 et le début des années 1960.
L’activité éditoriale atteint son apogée dans l’immédiat après‑guerre, entre 1946 et 1955, période où paraissent plusieurs titres devenus recherchés aujourd’hui, dont Montparnasse d’André Salmon (1950).
Après la mort d’André Bonne en 1963, la maison cesse progressivement ses publications.
Les Éditions André Bonne ont joué un rôle discret mais important dans l’après‑guerre :
- Un éditeur de témoignages et de récits vivants
- Un soin particulier aux textes de l’avant‑garde
Son catalogue est aujourd’hui recherché pour cette raison.
- Des tirages modestes
Les éditions André Bonne n’étaient pas massives : les tirages étaient relativement faibles, ce qui rend les exemplaires bien conservés plus intéressants pour les amateurs.
Mots‑clés de ce livre :
• André Salmon
• Montparnasse
• Picasso
• Modigliani
• Apollinaire
• Jean Cocteau
• Fernand Léger
• Kiki de Montparnasse
• Avant‑garde
• Éditions André Bonne
• 1950
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Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.