Le Quartier Latin et la bibliothèque Sainte-Geneviève, par Théodore de Banville, 1927
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Le Quartier Latin et la bibliothèque Sainte-Geneviève, par Théodore de Banville, C. Vanoest éditeur.

37,00 €

1927. Introduction et notes par Amédée Boinet administrateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève et Frantz Calot bibliothécaire. Publié par la Librairie Nationale d’Art et d’Histoire, cet ouvrage est une réédition d’un texte initialement paru dans le Paris-Guide de 1867 pour célébrer Paris à l’occasion de l’Exposition universelle.

Il offre une évocation poétique et historique du Quartier Latin et de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, haut lieu du savoir parisien.

Ce texte de Théodore de Banville est l’un des rares à mêler évocation poétique et description architecturale d’un lieu savant. Dans ses lignes, la Bibliothèque Sainte-Geneviève devient presque un personnage, avec ses « colonnes pensives » et son « silence studieux ».

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Description :

Broché. Couverture illustrée légèrement défraîchie. Dernière de couverture avec traces d’insolation. Taches de rousseur sur le papier. Un feuillet désolidarisé. Non coupé. Un marque‑page d’époque (années 1960–1970) est offert avec cet exemplaire. Bon état général : 44 pages.

Thème :

Un voyage poétique et érudit au cœur du Quartier Latin, guidé par la plume élégante de Théodore de Banville.

Auteur :

Théodore de Banville (1823–1891), poète et critique dramatique, fut l’ami de Victor Hugo et Baudelaire. Surnommé le poète du bonheur, il célébra Paris dans ses vers et ses récits. Il fut l’un des premiers à reconnaître le génie d’Arthur Rimbaud, dont il publia les premiers poèmes dans le journal Le National en 1870, alors que Rimbaud n’avait que 16 ans. Banville croyait en la jeunesse poétique et en la liberté du langage, ce qui le rendait très populaire auprès des jeunes écrivains. Il était aussi connu pour ses lectures publiques dans les salons parisiens, où il captivait l’auditoire par son éloquence et son humour. Il était aussi un fervent défenseur de la beauté formelle en poésie, opposé au réalisme naissant.

Le poète qui connaissait Paris… comme un chat, il était célèbre pour arpenter Paris la nuit, en particulier le Quartier Latin. Il disait que Paris avait « une âme qui ne dort jamais », et il la cherchait dans les rues désertes.

Banville fréquentait Sainte‑Geneviève comme un refuge. Il appelait les bibliothèques : « Les ports où les âmes fatiguées viennent jeter l’ancre. »

Il avait la réputation d’écrire « comme on danse » : léger, rapide, brillant — ce qui rend son texte sur le Quartier Latin si vivant encore aujourd’hui.

Auteurs des notes :

Amédée Boinet (1881–1965) Administrateur de Sainte‑Geneviève, auteur de l’introduction) était un bibliothécaire passionné, capable de citer de mémoire l’emplacement de milliers d’ouvrages. On disait qu’il pouvait retrouver un livre dans le noir.

Il aimait les textes anciens et les rééditions savantes. Sa participation à l’édition de Banville est logique : il voulait rendre hommage à l’histoire de sa propre bibliothèque.

Frantz Calot (1889–1973) Bibliothécaire, co‑auteur des notes, était connu pour son goût des petites histoires du Quartier Latin : les étudiants bohèmes, les professeurs excentriques, les légendes de la Sorbonne. Il annotait tout : dates, lieux, anecdotes, variantes. On disait qu’il avait « l’âme d’un moine copiste dans un corps de bibliothécaire ».

Le livre :

Le texte de Banville date du XIXᵉ siècle, mais il est réédité en 1926–1927 par Vanoest avec introduction et notes d’érudits modernes . C’est un geste typique de l’entre‑deux‑guerres : redonner vie au Paris littéraire disparu, celui des cafés, des étudiants, des bibliothèques.

Banville décrit le Quartier Latin comme un lieu à la fois bruyant et studieux, où l’on passe en quelques mètres :

  • du tumulte du boulevard Saint‑Michel

  • au silence de la cour de la Sorbonne

  • puis à la paix de Sainte‑Geneviève

Cette vision est confirmée par les rééditions modernes du texte, qui soulignent son charme nostalgique

Éditeur :

Les éditions C. Vanoest, branche parisienne de la Librairie Nationale d’Art et d’Histoire G. Van Oest, furent fondées en 1904. Spécialisées dans l’histoire de l’art, elles publièrent des ouvrages de qualité, souvent illustrés, sur des sujets patrimoniaux et culturels. Leur production, interrompue vers les années 1950, est aujourd’hui recherchée par les bibliophiles. C’était une maison déjà très appréciée des bibliophiles de l’époque.

Mots-clés autour de ce livre :

Théodore de Banville

Quartier Latin Paris

Bibliothèque Sainte-Geneviève

Librairie Nationale d’Art et d’Histoire

C. Vanoest éditeur

Paris littéraire

livre ancien 1927

essai historique

patrimoine parisien

bibliophilie

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Dernière mise à jour de la fiche : avril 2026.

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