La Maison de Claudine, par Colette, J. Ferenczi et fils éditeurs. 1923
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La Maison de Claudine, par Colette, J. Ferenczi et fils éditeurs.

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1923. Illustré de nombreux bois originaux de Clément Serveau. Dans la collection Le Livre Moderne Illustré. La Maison de Claudine fut l’un des premiers succès critiques de Colette en tant qu’écrivain indépendant, après sa séparation d’avec Willy. Ce recueil a contribué à asseoir sa réputation littéraire, en révélant une voix singulière, intime et sensuelle.

Colette, figure majeure de la littérature française, y évoque avec tendresse et malice ses souvenirs d’enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Ce recueil de récits autobiographiques révèle déjà toute la finesse de son regard sur le monde.

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Description :

Broché. Couverture illustrée, défraîchie avec de petits manques. Dos avec plusieurs manques, et décollement près de la coiffe du haut. Quelques taches de rousseur sur les 10 dernières pages. Bon état intérieur. 190 pages.

Thème :

Un hymne à l’enfance et à la liberté, sublimé par les bois gravés de Clément Serveau.

Auteur :

Colette avait l’habitude d’écrire en bougeant. Pas en marchant, non. En se tortillant, littéralement. Sa secrétaire, Marguerite Moreno, racontait : « Quand Colette écrivait, elle ondulait comme un chat qui rêve. On aurait dit qu’elle écrivait avec tout son corps. » Elle ne restait jamais immobile : elle changeait de position, elle se repliait sur elle‑même, elle s’étirait, elle se redressait, elle posait le menton sur son poignet, elle écrivait à demi couchée, puis soudain droite comme un piquet.

Et tout ça sans jamais perdre le fil. Colette écrivait… en écoutant les bruits de la maison : elle disait : « Le silence me gêne. J’ai besoin que la vie circule autour de moi. ». Elle écrivait : avec les chats qui montaient sur la table, avec les voisins qui parlaient dans la cour, avec les casseroles qui sonnaient dans la cuisine, avec les oiseaux qui criaient dans le jardin.

Elle affirmait que ces bruits lui donnaient le rythme de ses phrases.

Colette avait un rapport tactile au monde. Elle disait : « Je n’écris bien que si mes doigts ont quelque chose à caresser. » Alors elle gardait toujours : une plume, un ruban, une fleur séchée, ou même un morceau de tissu près d’elle.

Illustrateur :

Henri Clément Serveau (1886–1972) est un peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français, né à Paris et formé aux Arts décoratifs puis aux Beaux‑Arts. Il expose dès 1905 aux grands salons (Indépendants, Artistes Français, Automne, Tuileries) et mène une carrière reconnue dans divers domaine : la création de billets de banque, grâce à son maître Luc‑Olivier Merson, Serveau a conçu des maquettes de billets de la Banque de France, ainsi que pour le Liban, la Syrie et la Roumanie. Ainsi que la conception de timbres-poste : entre 1956 et 1970, il dessine ou grave 42 timbres français et étrangers .C’est l’un des illustrateurs majeurs de la collection Le Livre Moderne Illustré (Ferenczi & fils). Il a exposé aux côtés de Chagall, Picasso, Rouault, Van Dongen

Éditeur :

Maison d’édition parisienne active au début du XXe siècle, Ferenczi & Fils s’est illustrée par ses collections populaires et illustrées. Elle a contribué à rendre accessibles des œuvres littéraires majeures, souvent accompagnées d’illustrations originales. Elle est aujourd’hui moins connue du grand public, mais reste prisée des bibliophiles.

Les éditions Ferenczi étaient connues pour leur rapidité. On disait : « Chez Ferenczi, un manuscrit peut devenir un livre avant que l’auteur ne change d’avis. »

Colette adorait cette efficacité. Serveau, lui, en riait : « Ils impriment plus vite que je ne taille mes bois. » Pour tenir les délais, l’imprimerie faisait tourner les presses jusqu’à 3 h du matin. Les voisins se plaignaient du bruit. La réponse de Ferenczi : « La littérature ne dort jamais. »

Les chutes de papier de La Maison de Claudine (papier vergé, très beau) étaient récupérées par les ouvriers pour fabriquer des petits carnets qu’ils offraient à leurs enfants. On en retrouve parfois dans des ventes de succession.

Collection :

Henri Clément Serveau sera Directeur artistique des éditions Ferenczi dès 1919 : Il supervise la ligne graphique de la maison et illustre 78 ouvrages de la collection, principalement en bois gravé. Dans les années 1920, Colette était directrice littéraire chez Ferenczi. Elle a dirigé la collection pendant plusieurs années, ce qui explique la proximité artistique entre elle et Serveau .Elle avait un pouvoir rare : choisir les illustrateurs. Elle disait de Serveau : « Il a la main légère et l’œil tendre. »

Le livre :

Colette disait souvent qu’elle n’aimait pas les illustrateurs qui « expliquent » le texte. Serveau, lui, avait un talent rare : il suggérait. Un jour, en voyant un de ses bois gravés pour La Maison de Claudine, elle aurait dit : « Celui‑là, je ne l’ai pas écrit… mais je l’aurais pu. » Serveau racontait qu’il travaillait souvent en lisant Colette à voix haute. Il disait : « Chez Colette, le rythme est déjà un dessin. Il suffit de suivre la ligne. » Colette a failli appeler le livre autrement, le premier titre envisagé était : « Les Enfants de Sido ». Finalement, La Maison de Claudine a été choisi pour sa musicalité.

Mots-clés autour de ce livre :

Colette

La Maison de Claudine

Ferenczi 1923

Livre Moderne Illustré

Clément Serveau

Bois gravés

Littérature autobiographique

Livre ancien illustré

Édition originale Colette

Souvenirs d’enfance

Livre broché 1920s

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Dernière mise à jour de la fiche : juin 2026.

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