1971. Sous titre : « Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens se contentent d’exister. » Traduit et présenté par Daniel Mauroc. Le texte d’Oscar Wilde fut écrit en 1890. Dans sa préface Daniel Mauroc précise : « On trouvera dans cet essai, un mélange de Nietzsche, de Proudhon, de Marx, de Freud et de Marcus... » Un plaidoyer vibrant pour l’individu face aux normes sociales, mêlant philosophie, politique et introspection. Oscar Wilde disait : « Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens se contentent d’exister. »
L’édition de 1971 chez J.J. Pauvert paraît à une époque où les idées libertaires et individualistes sont en pleine effervescence post-68.
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Description :
Broché. Couverture jaune. Toutes petites taches de rousseur sur la tranche du haut. Très bon état général. 99 pages.
Auteur :
Un détail biographique éclaire particulièrement ce texte :
Wilde a écrit L’Homme et son âme devant la société avant les procès qui allaient le briser.
Dans cet essai, il affirme que :
• la société punit l’individu qui ose être lui‑même,
• la morale publique est souvent une forme de tyrannie,
• la liberté intérieure est la seule vraie richesse.
Quelques années plus tard, il sera condamné à deux ans de travaux forcés pour « indécence ».
L’essai apparaît alors comme une prophétie tragique : Wilde y décrit exactement ce qui lui arrivera.
Traducteur et préfacier :
Daniel Mauroc : le traducteur et préfacier
• Né en 1926 à Paris, Mauroc a travaillé à la BBC à 16 ans pendant la Seconde Guerre mondiale.
• Il a codirigé la revue Janus avec Elliott Stein, et son premier ouvrage Contre-amour a été préfacé par… Albert Camus.
• Il a vécu dix ans à New York, fréquentant la scène littéraire underground, proche de la Beat Generation.
• Traducteur de figures comme Hubert Selby Jr. ou Tom Wolfe, il avait un flair pour les textes subversifs et marginaux.
Mauroc était connu pour ses traductions très libres, parfois presque des réécritures. Il considérait la traduction comme une forme de création littéraire à part entière. Sa version de Wilde n’est donc pas une simple transposition, mais une interprétation engagée, teintée de son propre regard sur la société.
Thème :
Un texte fulgurant, où l’esprit de Wilde éclaire les tensions entre liberté personnelle et ordre établi : manifeste de l’individualisme.
Ce que ce livre représente dans l’œuvre de Wilde :
Cet essai, écrit en 1890, est l’un des textes où Wilde affirme le plus nettement sa vision :
• primauté de l’individu sur les normes sociales,
• critique des conformismes,
• défense de la liberté intérieure,
• méfiance envers les morales imposées,
• affirmation de la vie comme création personnelle.
Éditeur :
Jean‑Jacques Pauvert est l’éditeur français qui a le plus combattu la censure et défendu les textes subversifs. Publier Wilde en 1971, juste après Mai 68, n’est pas anodin :
• l’essai résonne avec les idées libertaires de l’époque,
• il devient un manifeste pour l’individu face à la société normative,
• il s’inscrit dans la ligne éditoriale de Pauvert : Sade, Bataille, Genet, etc.
Cette édition est donc un objet culturel autant qu’un livre.
Mots-clés pour ce livre :
• Oscar Wilde
• Âme
• Société
• Pauvert
• Essai
• Philosophie
• Individualisme
• Anarchisme
• Rare
• Introspection
• Critique sociale
• 1971
• Broché
• Littérature anglaise
• Pensée libre
• Littérature engagée
• Textes introuvables
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Dernière mise à jour de la fiche : mars 2026.