1937 : Broché. Numéro hors série de Les Marges. Portrait d’Eugène Montfort en frontispice, par Raoul Dufy. Francis Carco évoque Montfort et l’esprit des Marges, Fernand Fleuret sa première rencontre avec lui, avec également les témoignages de Gérard Bauër, Tristan Bernard, Fernand Greigh, Camille Mauclair, Françis de Miomandre...
Particularité : Numéro hommage publié peu après la mort de Montfort, réunissant les voix de ses pairs
Ce numéro fut publié quelques mois après la mort de Montfort, comme un chant d’adieu collectif. Francis Carco y écrit : « Il avait le goût des marges, non pour s’y perdre, mais pour y respirer librement. » — une belle métaphore de son indépendance intellectuelle.
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Couvertures défraîchies avec petites taches de rousseur. Pages et tranches jaunies. Inscription au crayon sur la quatrième de couverture. Intérieur correct. 192 pages.
🔍 Un hommage vibrant à l’un des esprits les plus libres de la Belle Époque, illustré par Raoul Dufy et salué par les plumes de son temps. Voici les mots-clés autour de ce livre :
Eugène Montfort, Les Marges, Albert Messein, Le Divan, Raoul Dufy, numéro hors série, revue littéraire, hommage d’écrivains, Francis Carco, Fernand Fleuret, Tristan Bernard, Camille Mauclair, Francis de Miomandre, littérature française, édition 1937, livre ancien broché, portrait en frontispice, témoignages littéraires, critique littéraire, naturisme littéraire.
• Eugène Montfort (1877–1936), écrivain, critique et fondateur de la revue Les Marges, fut un pionnier du mouvement littéraire naturiste. Il lança en 1908 le premier numéro de la Nouvelle Revue Française avec André Gide, avant une rupture célèbre sur le sommaire.
• Raoul Dufy (1877–1953), peintre et illustrateur, signe ici un portrait en frontispice. Son trait léger et expressif, à la mine de graphite, capture l’élégance intellectuelle de Montfort. Ce dessin est conservé au Centre Pompidou.
• Albert Messein, actif dans les années 1920–1930, publia des ouvrages littéraires et des revues comme Le Divan et Les Marges. Il fut un éditeur discret mais influent, proche des cercles symbolistes et naturistes. Sa maison publia aussi des textes de Francis Jammes, Camille Mauclair, et des essais sur Apollinaire.
• En novembre 1908, Eugène Montfort, fondateur de la revue Les Marges, lance le premier numéro de La Nouvelle Revue Française avec le soutien d’un groupe d’écrivains, dont André Gide. Ce numéro contient un article virulent contre Stéphane Mallarmé, intitulé L’idée d’impuissance chez Mallarmé, signé Jean-Marc Bernard, et présenté comme un « travail de démolition ». Pour Gide et ses amis (Schlumberger, Copeau, Ruyters…), Mallarmé est une figure tutélaire, un maître poétique. L’attaque est vécue comme une trahison. Gide et son cercle se retirent immédiatement du projet, jugeant l’article indécent et incompatible avec leur vision de la littérature. Ils fondent une nouvelle association et publient en février 1909 un « second premier numéro » de la NRF, considéré comme le véritable acte de naissance de la revue.
• Montfort, quant à lui, poursuit son travail dans Les Marges, défendant une littérature plus libre, parfois provocatrice.
Dernière mise à jour de la fiche : janvier 2026