1977. Collection : Oeuvres complètes. Édition définitive sous la direction de J.P. Mayer et sous le patronage de la commission nationale pour l’édition des œuvres d’Alexis de Tocqueville Tome 1 et 2. Cette édition définitive en deux volumes rassemble la correspondance entre Alexis de Tocqueville et Louis de Kergorlay, deux figures majeures de la pensée politique française. Leurs lettres, échangées sur plusieurs décennies, abordent les grands bouleversements du XIXe siècle, les révolutions, la monarchie, la démocratie, mais aussi des réflexions personnelles sur la société et l’amitié.
Alexis de Tocqueville, célèbre penseur politique français, échangeait avec Louis de Kergorlay, aristocrate et ami proche. Leur correspondance révèle les tensions intellectuelles et politiques de leur époque.
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Description :
Broché. Très bon état général : 495 pages, et 387 pages.
Thème :
Une plongée intime dans les pensées de Tocqueville, entre amitié, politique et philosophie du XIXe siècle.
Les auteurs :
Tocqueville envoyait ses manuscrits à Kergorlay… pour qu’il corrige son style, il disait en plaisantant : « Je pense, tu écris. C’est notre meilleure méthode. » Il avait besoin d’un ami pour l’empêcher de trop douter. La correspondance révèle un Tocqueville angoissé, doutant de tout, surtout de lui-même. Il écrivait à Kergorlay pour se rassurer avant chaque grande décision politique ou littéraire. Kergorlay lui répondait souvent avec une ironie tendre : « Tu doutes trop pour un homme qui a toujours raison. »
Dans plusieurs lettres, Tocqueville passe de réflexions profondes sur la démocratie à des remarques très terre‑à‑terre :
la météo,
un cheval récalcitrant,
un dîner raté,
un voisin bruyant.
Les sources confirment qu’ils étaient politiquement opposés : Kergorlay fidèle aux Bourbons, Tocqueville rallié (sans enthousiasme) à la monarchie de Juillet. Et pourtant, jamais une dispute.
Kergorlay disait : « Nous ne sommes d’accord sur rien, sauf sur l’essentiel : notre amitié. »
Tocqueville a plaidé la cause de Kergorlay lorsqu’il fut impliqué dans un complot contre le gouvernement .
Kergorlay poussait Tocqueville à publier, à retravailler, à oser. Mais lui-même restait discret, presque silencieux. Tocqueville lui lança un jour : « Tu es mon meilleur critique, mais le plus paresseux des écrivains. »
Le livre :
Leur correspondance commence en 1822, quand Tocqueville n’a que 17 ans. Cette correspondance révèle que Tocqueville, bien que partisan de la démocratie, entretenait une amitié profonde avec Kergorlay, monarchiste convaincu. Leur dialogue est un exemple rare de respect intellectuel entre deux visions opposées.
Tocqueville a écrit une partie de ses réflexions politiques lors de ses voyages aux États-Unis, où il observait les institutions démocratiques. Ses lettres à Kergorlay témoignent de ses impressions en temps réel, avant même la rédaction de son œuvre majeure.
Mots-clés autour de ce livre :
• Alexis de Tocqueville
• Louis de Kergorlay
• correspondance historique
• Gallimard
• édition définitive
• politique du XIXe siècle
• monarchie de Juillet
• aristocratie française
• lettres privées
• philosophie politique
• démocratie
• œuvre complète
• J.P. Mayer
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Dernière mise à jour de la fiche : mai 2026.