1959. Deux pièces de théâtre de Jean Giono : Domitien, qui met en scène l’empereur romain dans une réflexion sur le pouvoir et la solitude ; et Joseph à Dothan, récit biblique revisité autour de la foi et de l’espérance. Un volume rare dans l’œuvre théâtrale de Giono
Il disait souvent écrire ses pièces « comme on écoute une voix dans la nuit ». Le théâtre, n’était pas un genre naturel : il y revenait par fulgurances, poussé par une intuition ou une image. Domitien et Joseph à Dothan sont nés de ces élans rares, ce qui explique leur place singulière dans son œuvre.
Thèmes évoqués : destin (Domitien), réécriture biblique, rédemption (Joseph à Dothan), Théâtre intérieur, voix, intuition, figures mythiques revisitées, tragédie morale et méditation spirituelle.
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Description :
Broché. Tranches et papier jaunis. Très bon état général. 288 pages.
Auteur :
Jean Giono n’a écrit que très peu de pièces. Il disait que le théâtre lui venait « par éclairs », comme une voix qu’il entendait soudain, sans l’avoir cherchée.
Manies d’écriture, rituels, petites superstitions :
Un porte‑plume très particulier (qu’il cherchait sans cesse) :
Giono écrivait exclusivement à la main, avec un porte‑plume léger, qu’il décrivait comme indispensable à son travail. Dans un entretien de 1965, il lance même un appel aux auditeurs pour l’aider à retrouver le modèle exact qu’il utilisait. Pour lui, si l’outil n’était pas parfait, l’inspiration ne venait pas.
Il exigeait une encre noire très dense, parce qu’elle donnait à la phrase une “présence physique”. Il disait que l’écriture devait être un plaisir physique autant qu’intellectuel .
Giono écrivait sur un papier bien particulier, dont il aimait le grain et la résistance. Il refusait les papiers trop lisses ou trop blancs. Il disait que le papier devait “répondre” au porte‑plume.
Jamais de ratures sur le manuscrit : aucune rature sur le manuscrit final, les corrections étaient faites à part, dans des carnets séparés. Il considérait que raturer un manuscrit “cassait la vie” de la phrase.
Giono écrivait tous les matins, sans plan, sans notes préalables. Il commençait “comme ça”, laissant venir la voix intérieure. Il disait que l’écriture était un geste naturel, presque instinctif .
Avant d’écrire, il laissait les idées “mijoter” dans ce qu’il appelait un pandémonium intérieur, un chaos créatif comparable à une chrysalide de papillon. Il ne fallait surtout pas “forcer” ce processus : Il attendait que “la voix” se forme d’elle‑même.
Le livre :
Ce volume est l’un des rares témoignages de la manière dont Giono abordait le théâtre : non comme une construction dramatique classique, mais comme une écoute intérieure.
Ce que ce livre peut apporter au lecteur :
une découverte d’un Giono moins connu, plus secret, deux pièces puissantes, denses, très littéraires, une réflexion sur le pouvoir, la foi, la solitude , un texte idéal pour amateurs de théâtre rare, une pièce biblique revisitée avec une grande liberté, un volume recherché dans l’œuvre de Giono.
Mots‑clés pour ce livre :
• Jean Giono
• Domitien
• Joseph à Dothan
• Théâtre Gallimard
• Littérature française
• Pouvoir et solitude
• Récit biblique revisité
• Giono théâtre
• 1959
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Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.