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1886. Dans cet essai devenu un classique, Albert Wolff dresse un panorama vivant de la peinture française du XIXᵉ siècle : Géricault, Corot, Millet, Dupré, Delacroix, Diaz, Fromentin, Daubigny, Meissonier, Couture, Manet, Carpeaux… Témoignage direct d’un critique influent, témoin privilégié des Salons et des débats esthétiques de son temps.
Thèmes évoqués dans le livre : Peinture française du XIXᵉ siècle, Les Salons et la critique d’art, Romantisme, réalisme, naturalisme, Portraits d’artistes majeurs, Naissance de la modernité, Paris comme capitale artistique mondiale
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Description :
Broché. Couverture illustrée défraîchie, avec une petite déchirure dans le bas gauche et un accroc dans le haut. Tranches et papier jaunis avec quelques taches pales de rousseur éparses. Dos éclaté, mais tenant par un fil. 382 pages.
Thème :
Un panorama passionné de la peinture française du XIXᵉ siècle vu par un critique de premier plan.
Auteur :
Albert Wolff, (1835–1891) : Critique d’art du Figaro, redouté pour ses jugements tranchants. Ennemi déclaré des impressionnistes, qu’il qualifiait de “fous de couleur”. Ami de Meissonier et de Gérôme, qu’il défendait avec ferveur. Il fut l’un des premiers à écrire des portraits psychologiques d’artistes.
Particularité de sa façon d’écrire :
Wolff écrit avec verve, autorité et sens du portrait. Son style est vif, polémique, souvent mordant, mais toujours documenté. Il mêle anecdotes d’atelier, souvenirs de Salons et analyses esthétiques.
Techniques matérielles d’écriture :
Il écrivait à la plume sur de grands feuillets de rédaction. Il travaillait dans son bureau du Figaro, entouré de piles de catalogues. Il prenait des notes directement dans les Salons, debout, carnet à la main. Il utilisait une table haute, pour écrire presque debout, “afin de rester vif”. Il conservait des dossiers d’artistes classés par école (romantiques, réalistes, etc.).
Manies et superstitions :
Il refusait d’écrire après 20h : “la nuit rend indulgent”. Il commençait toujours par relire un passage de Delacroix ou Fromentin. Il ne corrigeait jamais un article le lendemain : “le jugement doit rester chaud”. Il avait une superstition : ne jamais écrire un article le jour d’un vernissage.
Ce que ce livre peut apporter :
Une vision directe de la vie artistique parisienne du XIXᵉ siècle. Des portraits d’artistes écrits par un témoin privilégié. Une source précieuse pour historiens de l’art, collectionneurs et amateurs. Un document littéraire sur la naissance de la modernité.
Le livre :
À sa parution, certains artistes se sont reconnus dans les portraits acides de Wolff… et lui ont écrit pour protester. Le livre fit scandale dans les cercles artistiques, ce qui contribua à son succès.
Éditeur :
Victor‑Havard : Éditeur parisien spécialisé dans les ouvrages d’art et de critique. Dans les années 1880, Victor‑Havard publiait de nombreux essais illustrés et monographies d’artistes, souvent tirés à relativement petit nombre. Ses éditions sont aujourd’hui recherchées pour leur qualité typographique.
Mots‑clés pour ce livre :
Albert Wolff, critique d’art, XIXe siècle, peinture française, Géricault, Corot, Millet, Delacroix, Manet, Carpeaux, Victor‑Havard, 1886.
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Dernière mise à jour de la fiche : juin 2026.