1857. Ouvrage complet de ses très nombreuses vignettes en noir et blancs. Au fil des chapitres : la vie de jeune homme, le carnaval, fourberie de femme, les maris me font toujours rire, les enfants et les parents terribles, comédie bourgeoise, bohèmes, les anglais chez eux, balivernes parisiennes...
Masques et visages est une anthologie graphique de la société parisienne, où chaque vignette illustre un type social ou une scène de la vie quotidienne. Gavarni y développe une galerie de personnages qui préfigurent les figures de la comédie humaine balzacienne.
Gavarni, bien qu’issu d’un milieu modeste, fut autodidacte et travailla d’abord comme dessinateur industriel avant de se tourner vers la caricature. ses dessins influencèrent même Baudelaire, qui voyait en lui un « poète du trait ».
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Description :
Broché. Couverture défraîchie partiellement détachée. Quatrième de couverture avec un manque. Dos avec plusieurs manques. L’ouvrage présente plusieurs feuillets partiellement désolidarisés. Sur les pages quelques taches pales de rousseur. Les 6 dernières pages présentent un petit manque au niveau de la table des matières, sans altération pour le texte. 248 pages.
Thème :
Un miroir satirique du XIXe siècle, croqué avec finesse par le trait mordant de Gavarni.
Illustrateur :
Gavarni (1804–1866), pseudonyme de Sulpice Guillaume Chevalier, est l’un des plus grands caricaturistes français. Collaborateur du Charivari et de La Caricature, il a immortalisé les travers de la société bourgeoise avec un humour acide et une grande sensibilité graphique. Il avait une particularité amusante : il détestait illustrer « en grand » quand il n’était pas payé en grand.
Dans les années 1840‑1850, il travaillait énormément pour la presse illustrée, où l’on utilisait surtout des vignettes — petites images gravées, rapides à produire, insérées dans le texte. Il en faisait des centaines, parfois plusieurs par jour.
Lorsqu’un éditeur lui demandait des grandes planches, Gavarni répondait souvent qu’il préférait « les petites choses qui disent tout », et qu’une vignette bien composée valait mieux qu’une grande page mal payée. C’est exactement pour cette raison que l’édition Paulin & Lechevalier de 1857 n’a que des vignettes : Gavarni lui-même avait fourni pour Masques et visages une série de petites scènes incisives, pensées pour accompagner les chapitres, pas pour être publiées en pleine page.
Les petites vignettes sont l’illustration originales, voulue par Gavarni.
Le livre :
Illustré de très nombreuses vignettes de Gavarni dans le texte, conformément à l’édition originale. Gavarni privilégiait volontairement ces petites scènes incisives, qu’il jugeait plus expressives que de grandes planches.
Éditeurs :
Paulin et Lechevalier, éditeurs parisiens actifs au XIXe siècle, ont publié de nombreux ouvrages illustrés, notamment dans les domaines de la satire, de la littérature et des sciences humaines. Ils ont publié des auteurs comme Michelet, Quinet ou encore des ouvrages de vulgarisation scientifique et artistique. Leur catalogue reflète les préoccupations intellectuelles de la bourgeoisie éclairée de l’époque.
Paulin, l’éditeur des « livres de poche » avant l’heure : (Paulin, Lheureux & Cie) était connu dans les années 1840‑1860 pour un choix éditorial très particulier, publier des ouvrages élégants mais compacts, souvent au format in‑18, avec vignettes intégrées plutôt que des grandes planches coûteuses.
Une anecdote amusante circule chez les bibliographes : Paulin disait qu’il voulait des livres « qui tiennent dans la poche d’un manteau », pour accompagner les lecteurs dans les omnibus parisiens.
C’est exactement l’esprit de Masques et visages : petit format, nombreuses vignettes, pas de grandes illustrations hors‑texte.
L’éditeur Lechevalier, associé à Paulin, avait une réputation bien connue : il privilégiait les illustrateurs capables de produire des scènes brèves, incisives, expressives, plutôt que de grandes compositions.
C’est pour cela qu’il a beaucoup travaillé avec : Gavarni, Daumier, Cham, Bertall, tous maîtres de la vignette satirique.
Une anecdote rapportée dans la presse de l’époque : Lechevalier disait que les grandes planches ralentissent le lecteur, alors que les petites vignettes l’accompagnent comme un clin d’œil.
Mots-clés autour de ce livre :
• Gavarni
• caricature XIXe siècle
• satire sociale
• livre illustré ancien
• Paulin et Lechevalier
• Masques et visages
• humour graphique
• Paris 1857
• livre rare caricature
• comédie bourgeoise
• gravures anciennes
• mérite d’être relié
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Dernière mise à jour de la fiche : juin 2026.