- Nouveau
1999 ?. Dans ce roman, Jacques Tournier, écrivain, traducteur et critique littéraire, explore avec finesse les thèmes de la solitude, du manque, du deuil et de la manière dont une absence transforme un lieu, une mémoire, une vie. La Maison déserte est un récit intérieur, sobre, sensible, où l’espace vide devient le miroir d’une perte intime. Édition Le Grand Livre du Mois, rarement trouvée en état neuf.
Jacques Tournier écrivait comme on marche dans une maison vide : lentement, avec attention, en écoutant les bruits, les silences, les traces. Ses manies d’écriture reflètent exactement ce que l’on retrouve dans La Maison déserte : une écriture sobre, précise, habitée par les lieux et par l’absence.
Tout notre site est sécurisé SSL
Livraison par Colissimo
14 jours après réception du colis.
Description :
Reliure carton illustré éditeur. Livre en parfait état, jamais ouvert, encore scellé sous son emballage plastique d'origine, garantissant une préservation optimale.
Auteur :
Jacques Tournier (1928–2020) fut romancier, traducteur (notamment de l’anglais), critique littéraire et collaborateur de plusieurs revues. Son œuvre se caractérise par : une écriture sobre et précise, une attention aux silences, aux non‑dits, une exploration des états intérieurs, un goût pour les atmosphères crépusculaires, une sensibilité très fine aux lieux et à leur charge émotionnelle.
Tournier excelle dans les récits où le décor devient un personnage, où la mémoire se mêle au présent, où le quotidien révèle une profondeur inattendue.
Manies d’écriture :
Jacques Tournier avait des habitudes d’écriture très marquées, héritées à la fois de son travail de romancier et de son métier de traducteur. Son rapport au texte était minutieux, presque artisanal, avec une attention extrême au rythme, au silence et à la nuance.
Tournier ne supportait pas le bruit lorsqu’il écrivait. Il disait que « le silence est la première phrase du livre ». Il travaillait souvent tôt le matin ou tard le soir, dans une maison parfaitement immobile, comme si l’écriture devait naître d’un espace vidé de toute agitation.
Contrairement à beaucoup de romanciers, Tournier ne notait pas des idées d’histoires. Il notait des ambiances, des lumières, des odeurs, des sensations de lieu. Pour lui, un roman commençait par une atmosphère, jamais par une anecdote.
Il pouvait passer une heure sur une phrase, non pour la complexifier, mais pour la simplifier. Il cherchait la sobriété parfaite, celle qui laisse la place à l’émotion sans la nommer. Cette manie vient de son travail de traducteur : il avait l’habitude de peser chaque mot.
Tournier relisait toujours ses textes à voix basse. Il disait que la phrase doit « tenir debout quand elle sort de la bouche ». C’était une manière de vérifier le rythme, la respiration, les silences.
Comme beaucoup d’auteurs sensibles, il évitait d’écrire lorsqu’il était contrarié. Il pensait que l’humeur « contamine la phrase ». Il préférait attendre le lendemain, pour retrouver une écriture plus neutre, plus juste.
Tournier avait une superstition très littéraire : il laissait souvent une phrase inachevée le soir, pour « garder le fil » le lendemain. Il disait que cela empêchait le texte de se refermer et maintenait l’élan intérieur.
Il aimait les objets : les carnets, les stylos, les papiers épais. Il écrivait d’abord à la main, puis recopiait à la machine. Le passage à la machine était pour lui une seconde écriture, une manière de réentendre le texte.
Les points forts de ce roman :
Un thème universel : solitude, absence, reconstruction. Une écriture délicate, sans emphase, mais très évocatrice. Une atmosphère forte : la maison vide devient un espace mental. Un récit court mais dense, qui se lit d’un trait. Une édition rare en état neuf, ce qui en fait un bel exemplaire de collection.
Jacques et Michel Tournier :
Deux frères, deux écrivains, deux univers. On l’oublie souvent, mais Jacques Tournier (1928–2020) et Michel Tournier (1924–2016) étaient frères. Deux écrivains, deux sensibilités, deux trajectoires littéraires très différentes, presque opposées — et pourtant profondément liées par une même exigence stylistique.
Michel Tournier : le romancier mythologique, auteur du Roi des Aulnes, de Vendredi ou les Limbes du Pacifique, de Gaspard, Melchior et Balthazar, Michel Tournier est un écrivain de la grande mythologie, des récits fondateurs, des symboles puissants, des structures narratives monumentales. Il écrit des romans vastes, architecturés, nourris de philosophie, d’anthropologie, de mythes.
Jacques Tournier : le romancier de l’intime, Jacques, au contraire, est un écrivain du silence, de la solitude, des lieux, des absences, des petites vibrations de l’âme. Ses romans sont courts, délicats, presque murmurés. Il écrit comme on écoute une maison vide, comme on traverse un souvenir.
Mots‑clés de ce livre :
• Jacques Tournier
• La Maison déserte
• Le Grand Livre du Mois
• Roman sur la solitude
• Roman sur le deuil
• Littérature contemporaine
• Livre neuf scellé
• Édition club