1999. Le Rapport Gabriel est l’un des romans les plus lumineux et les plus malicieux de Jean d’Ormesson. Sur la quatrième de couverture, l’auteur résume lui‑même l’idée du livre : « Gabriel, une nouvelle fois, descendit sur terre. Il s’installa chez moi. Et, pour essayer de fléchir l’Éternel, je rédigeai avec lui le rapport qui porte son nom. »
Entre fantaisie métaphysique, méditation sur la vie, et sourire d’ange, d’Ormesson compose un texte où l’on converse avec Gabriel comme avec un ami venu d’ailleurs. Le livre a reçu le Grand Prix Jean Giono, ce qui souligne sa dimension littéraire et humaniste.
En fin d’ouvrage, cette phrase célèbre, devenue presque un testament : « La vie est belle, j’attends la mort. »
Avec son bandeau rouge : Grand prix Jean Giono.
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Description :
Dos carré collé. Très bon état général. 430 pages.
Thème :
Un ange descend sur terre, et d’Ormesson en profite pour écrire le plus joyeux des rapports au Créateur.
Auteur :
Jean d’Ormesson racontait qu’il avait imaginé Gabriel après une nuit d’insomnie. Il disait : « Quand on ne dort pas, on pense à tout. Moi, j’ai pensé à un ange. Il m’a tenu compagnie, alors je l’ai gardé. » Cette petite confidence résume parfaitement son style : léger, profond, souriant, toujours prêt à transformer une idée en roman.
Ce qu’apporte ce livre aujourd’hui :
1. Une méditation joyeuse sur la vie :
D’Ormesson parle de la vie, de la mort, du temps, de Dieu, mais toujours avec une légèreté heureuse.
2. Une réflexion accessible :
Le livre aborde des questions métaphysiques sans jamais devenir pesant. C’est une philosophie souriante.
3. Une écriture lumineuse :
D’Ormesson a ce talent rare : rendre la pensée claire, élégante, presque musicale.
4. Un roman qui réconcilie :
Il réconcilie la gravité et la joie, la profondeur et le sourire. Un livre qui fait du bien.
Le livre :
- Un roman métaphysique… mais léger comme une plume.
D’Ormesson réussit un pari rare : parler de Dieu, du monde, de la vie, sans jamais perdre le sourire.
- Un dialogue entre un homme et un ange :
Le dispositif narratif est simple et brillant : un ange descend sur terre, et l’auteur rédige avec lui un rapport destiné à l’Éternel.
- Une écriture qui danse :
Le style d’Ormesson — limpide, élégant, malicieux — donne au texte une grâce particulière.
- Un livre qui ressemble à une conversation :
On lit Le Rapport Gabriel comme on écouterait un ami très cultivé, très drôle, très libre.
Humour, culture, écriture :
Jean d’Ormesson avait cette culture rare, non pas accumulée comme un trésor, mais portée comme une lumière. Il connaissait les philosophes, les poètes, les historiens, les mythes, les religions, les grandes œuvres et les petites anecdotes — mais jamais pour impressionner. Chez lui, la culture n’était pas un poids : c’était une conversation. Il parlait de Platon comme d’un voisin, de Dieu comme d’un ami, de l’Histoire comme d’un roman qu’il aurait déjà lu deux fois.
Son humour, lui, était une manière de respirer. Un humour discret, élégant, jamais méchant, souvent malicieux. Il aimait les pirouettes, les formules qui dansent, les phrases qui sourient. Il disait parfois que l’humour était « une façon de ne pas mourir tout de suite ». Et c’est vrai : chez d’Ormesson, l’humour est une manière de tenir tête au sérieux du monde.
Le plaisir d’écrire, chez lui, était immense. Il écrivait comme d’autres marchent, comme d’autres respirent : naturellement. Il avait cette joie de la phrase bien tournée, cette gourmandise du mot juste, cette élégance qui ne s’apprend pas. Il disait que l’écriture était « une fête où l’on est seul mais où l’on n’est jamais isolé ». Chaque livre était pour lui une célébration : de la vie, du temps, de la beauté du monde.
Et le lecteur, lui, reçoit ce plaisir comme un cadeau. Lire d’Ormesson, c’est entrer dans une conversation, où l’on se sent plus léger, plus intelligent, plus heureux. On lit ses livres comme on écoute un ami très cultivé, très drôle, très libre, qui vous parle de tout — de Dieu, de la mort, de la vie, des anges, des souvenirs — sans jamais peser, sans jamais ennuyer.
Avec Le Rapport Gabriel, cette alchimie est parfaite : la culture, l’humour, la joie d’écrire, et ce sourire qui accompagne chaque page. Un livre qui fait du bien, parce qu’il est écrit par quelqu’un qui aimait profondément écrire — et qui aimait profondément ses lecteurs.
Un roman à part dans son œuvre :
Contrairement aux grands succès de d’Ormesson (Au plaisir de Dieu, Histoire du Juif errant, C’est une chose étrange à la fin que le monde), Le Rapport Gabriel circule beaucoup moins. On le voit rarement en très bon état, encore moins à un prix accessible.
Ce n’est pas un livre introuvable, mais c’est un titre discret, recherché par ceux qui aiment sa veine métaphysique.
Mots‑clés de ce livre :
Jean d’Ormesson, Le Rapport Gabriel, Gallimard 1999, Grand Prix Jean Giono, Roman métaphysique, Ange Gabriel, Philosophie légère, Roman spirituel, D’Ormesson humour, Dialogue avec un ange, Littérature française contemporaine
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Dernière mise à jour de la fiche : août 2026.