1931. Dans la collection : Les Belles Fêtes. Les traditions, les cérémonies, et les réflexions spirituelles associées au Jeudi Saint.
Un texte de méditation spirituelle l’auteur y mêle souvenirs, ferveur et réflexion théologique dans une prose dense et recueillie. Il s’agit ici d’un texte de contemplation, où chaque phrase semble pesée comme une prière.
François Mauriac, prix Nobel de littérature en 1952, explore ici les profondeurs du mystère chrétien avec une prose sobre et habitée.
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Description :
Broché. Couverture illustrée, défraîchie. Dos un peu insolé. Quelques rares taches de rousseur sur les pages et sur les tranches. Non coupé. Un marque‑page d’époque (années 1960–1970) est offert avec cet exemplaire. Très bon état intérieur. 133 pages.
Thème :
Un texte de ferveur et de silence, où Mauriac médite le mystère du Jeudi Saint.
Auteur :
Il écrivait debout près d’une fenêtre … puis s’asseyait pour corriger, relire et resserrer les phrases. Il disait : « Debout, je laisse venir. Assis, je coupe. » Mauriac exigeait le silence absolu, mais la porte devait rester ouverte. Il expliquait : « J’ai besoin de sentir la maison vivante, mais pas de l’entendre» Mauriac lisait tout à voix basse, comme une prière. Sa femme racontait : « Quand il écrivait, il parlait à ses personnages comme à des enfants qu’il fallait rassurer. »
Le livre :
Le Jeudi‑Saint (Flammarion, 1931) : une commande… que Mauriac a transformée en confession.
À l’origine, Flammarion voulait un texte simple, presque catéchétique, pour une collection consacrée aux grandes fêtes religieuses. Mauriac rend un manuscrit trop intense, trop intérieur, trop “mauriacien”. L’éditeur lui dit : « Vous avez écrit un Jeudi‑Saint qui ressemble à un examen de conscience. » Mauriac répond : « Je ne sais pas écrire autrement. » Le texte est accepté… mais avec un sourire un peu crispé.
Les lecteurs attendaient un texte « édifiant ». Ils ont reçu : la culpabilité, la tentation, la solitude, la grâce mêlée de trouble, et cette atmosphère lourde, presque oppressante, typique de Mauriac.
Un critique a écrit : « Mauriac parle du Christ comme on parle d’un frère qui nous juge. »
Ce n’était pas du tout ce que Flammarion avait imaginé pour une collection “festive”.
Mauriac a rédigé Le Jeudi‑Saint en une matinée, ce qui est rare chez lui. Il disait que ce texte lui avait été « soufflé », presque dicté. Il confiera plus tard : « Ce matin‑là, j’ai écrit comme on prie : sans réfléchir. »
Collection :
Les Belles Fêtes, cette collection des éditions Flammarion est aujourd’hui confidentielle. Elle visait à célébrer les grandes fêtes religieuses à travers des textes littéraires ou spirituels, souvent confiés à des auteurs de renom. Peu d’exemplaires ont survécu en bon état.
L’idée : faire redécouvrir les fêtes chrétiennes à travers des écrivains modernes. Le projet initial était pédagogique. Mais les écrivains (Mauriac, Daniel‑Rops, Jammes…) ont livré des textes : introspectifs, poétiques, parfois sombres, très éloignés du « catéchisme littéraire » attendu.
Un éditeur de Flammarion dira : « Nous voulions des fêtes. Ils nous ont donné des âmes. » Les volumes étaient : petits, élégants, imprimés sur beau papier, avec une typographie claire, destinés à être offerts. C’était presque des livres‑cadeaux religieux.
Mots-clés autour de ce livre :
• François Mauriac
• Le Jeudi-Saint
• Flammarion 1931
• Les Belles Fêtes
• Livre non coupé
• Littérature chrétienne
• Semaine sainte
• Livre ancien spiritualité
• Catholicisme et littérature
• Livre broché vintage
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Dernière mise à jour de la fiche : juin 2026.