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Aventures entre deux infinis, par Robert Gaillard, Éditions Denoël 1953
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Aventures entre deux infinis, par Robert Gaillard, Éditions Denoël 1953

16,00 €

1953. Sous titre : « Histoires naturelles de mes bêtes ». Illustrations de H. Monier. Service de Presse. Les momies ressuscitées et leurs amours, drames dans une goutte d’eau, des scorpions dans la maison, repas de fauve, l’expérience de dessiccation, les lézards, fécondité excessive… Dès le début de l’ouvrage Robert Gaillard explique : « ...ce livre a été fait pour et avec mon jeune fils, je ne conseille pas trop les parents de le laisser longtemps à la portée des mains de leurs enfants. J’ai trop souvent été entraîné un peu plus loin que je l’aurais voulu.. Donc si vous le laissez traîner devant vos rejetons, soyez prévenus ! A quelles troublantes, à quelles épineuses question, allez-vous avoir à répondre ?... »

Un ouvrage espiègle, mêlant science, observation et humour discret.

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Description :

Broché. Couverture illustrée. Tranches et papier jaunis. Partiellement non coupé. Un marque‑page d’époque (années 1960–1970) est offert avec cet exemplaire. Très bon état général. 290 pages.

Auteur :

Robert Gaillard (1915–1986) fut un écrivain prolifique, passionné par les récits d’aventure, la nature et les curiosités du vivant.

Il avait l’habitude de dire que les animaux sont « les meilleurs conteurs, pour peu qu’on sache les écouter ». Il écrivait souvent ses récits en observant ses propres animaux, qu’il appelait ses “professeurs involontaires”. Son jeune fils, mentionné dans l’introduction, l’a réellement poussé à explorer des sujets inattendus : insectes, reptiles, phénomènes étranges. Gaillard aimait transformer des faits scientifiques en histoires captivantes, accessibles à tous, sans jamais sacrifier la précision.

Le livre :

L’ouvrage est né d’un jeu entre l’auteur et son fils : chaque observation devenait une “aventure”, d’où le titre. Les éditeurs de Denoël auraient hésité à publier certains passages jugés « trop inquiétants pour les enfants », ce qui explique l’avertissement humoristique du début. Les dessins d’Henri Monier ont été réalisés spécialement pour ce volume, dans un style volontairement simple, presque pédagogique. Le livre fut remarqué pour son mélange rare de science, fantaisie et observation familiale.

Illustrateur :

Les illustrations de Aventures entre deux infinis sont dues à Henri Monier (1901–1959), dessinateur français dont la carrière s’est déployée à la fois dans la presse satirique et dans le livre.

Henri Monier a longtemps collaboré avec Le Canard enchaîné, où son trait rond, simple et expressif était très apprécié. Il publia ses premiers dessins dans Bonsoir, L’Ère nouvelle et Le Peuple, avant de devenir l’un des piliers du dessin de presse satirique.

Son style, souvent associé à une forme de bonne humeur graphique, lui valut l’amitié de plusieurs figures littéraires, dont Henri Jeanson, qui disait que le Beaujolais avait « un goût de Monier, un goût de vivre ».

Parallèlement à la presse, Monier a illustré de très nombreux ouvrages, notamment pour la jeunesse. La BnF recense plusieurs dizaines de livres illustrés par lui : contes, albums, classiques revisités, ouvrages pédagogiques.

Il a notamment réalisé : des aquarelles pour Saint‑Cendre de Maurice Maindron, des illustrations pour Candide de Voltaire (édition Gründ, 1942), de nombreux albums pour enfants dans les années 1940–1950.

Monier sait saisir l’attitude d’un animal, l’humour d’une scène, ou la petite étrangeté d’un comportement naturel. Ses illustrations ne sont pas seulement décoratives : elles participent à la narration, renforcent l’effet de surprise ou de sourire que Gaillard recherche.

Après 1944, Monier continue à travailler dans la presse (Action, Franc‑Tireur, Libération) et développe plusieurs séries dessinées. Il fut aussi l’un des premiers membres de l’Académie Rabelais, cercle littéraire et gastronomique fondé après la guerre.

Ce que ce livre peut apporter aujourd’hui :

Ce livre reste étonnamment actuel : Il rappelle que la science peut être vivante, amusante et narrative. Il montre que les animaux sont des sources inépuisables d’histoires vraies, parfois plus étonnantes que la fiction. Il offre une vision curieuse et émerveillée du monde naturel, loin des discours techniques. Il permet de comprendre comment la vulgarisation scientifique se faisait dans les années 1950. Il donne envie de regarder autrement les petites créatures du quotidien : insectes, reptiles, micro‑organismes…

Un livre qui réveille la curiosité, l’étonnement, et le plaisir d’apprendre.

Points forts du livre :

Ouvrage du Service de Presse, recherché par les collectionneurs. Illustrations originales de Henri Monier. Mélange unique de science, anecdotes et aventures naturalistes. Ton vivant, espiègle, accessible. Partiellement non coupé, très apprécié des bibliophiles. Très bon état général. Idéal pour les amateurs de curiosités scientifiques et de récits naturalistes.

Mots‑clés de ce livre :

Robert Gaillard

Aventures entre deux infinis

Histoires naturelles de mes bêtes

Denoël 1953

Service de Presse

curiosités animales

vulgarisation scientifique

Henri Monier illustrations

récits naturalistes

anecdotes zoologiques

animaux étranges

livre broché ancien

science accessible

aventures du vivant

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Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.

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