1968. Dominique de Roux rencontre Witold Gombrowicz en Argentine et engage avec lui une série d’entretiens profonds et provocateurs. Le livre explore les origines de l’écrivain polonais, son exil en Amérique du Sud, ses œuvres majeures (Le Mariage, Trans-Atlantique, Cosmos, La Pornographie), et son rapport au monde, à la littérature, à l’identité. Ces échanges révèlent un Gombrowicz lucide, ironique, et visionnaire, dans un style vif et sans concession.
Dominique de Roux a enregistré ces entretiens à Buenos Aires, dans un contexte politique tendu. Gombrowicz, alors en exil, refusait toute forme d’embrigadement intellectuel. Le livre est un manifeste contre les dogmes, et une ode à la liberté de penser.
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Description :
Broché. Couvertures illustrées dont le revêtement transparent présente des traces verticales sans incidence. Tranches jaunies. Bon état général. 226 pages.
Thème :
Un dialogue incandescent entre deux esprits libres : Gombrowicz vu par Dominique de Roux, dans un ouvrage devenu culte.
Auteur :
Dominique de Roux (1935–1977) était un écrivain, éditeur et intellectuel français engagé, fondateur de la revue Exil. Passionné par les figures littéraires marginales et provocatrices, il a consacré ce livre à Witold Gombrowicz, qu’il admirait profondément. Son projet de faire dialoguer Gombrowicz avec le public français était aussi un acte de résistance culturelle.
De Roux a littéralement traqué Gombrowicz en Europe pour le rencontrer. Il disait : « Je veux le voir, même s’il me chasse à coups de pied. » Gombrowicz, amusé, l’a finalement accueilli.
De Roux était convaincu que Gombrowicz était le plus grand écrivain vivant, et il voulait le faire reconnaître coûte que coûte. Il a organisé des publications, des rencontres, des éditions, parfois contre l’avis même de Gombrowicz.
Ce n’est pas une biographie classique : c’est un cri, un texte incandescent, un portrait passionné, presque mystique. Gombrowicz, flatté mais un peu effrayé, disait : « De Roux me lit comme on lit un prophète. Je ne suis pas sûr d’être prêt. »
Quand Gombrowicz meurt en 1969, Dominique de Roux écrit : « Il m’a appris que la littérature n’est pas un métier, mais une manière de respirer. »
Éditeur :
Pierre Belfond est un éditeur français fondé dans les années 1960, connu pour avoir publié des auteurs audacieux et novateurs. Il a contribué à faire connaître des figures comme Gombrowicz, Henry Miller ou Philip Roth en France. Bien que moins médiatisé aujourd’hui, son catalogue reste un repère pour les amateurs de littérature exigeante.
Gombrowicz :
Il détestait les statues… et les honneurs : quand on lui proposait un hommage, il répondait : « Je ne veux pas être une statue. Je veux rester vivant, même dans ma mort. » Il avait horreur de toute forme de monumentalisation. Dominique de Roux adorait ça. Il écrivait souvent… dans les cafés, pour observer les gens : À Buenos Aires, il passait ses journées dans les cafés, non pour travailler, mais pour regarder les visages, écouter les conversations, noter les gestes. Il disait : « Le café est mon université. »
Il se présentait comme : « Un Polonais de seconde catégorie, exilé de troisième catégorie, écrivain de quatrième catégorie. » C’était sa manière de désamorcer toute tentative de le mettre sur un piédestal. Il adorait provoquer les jeunes écrivains, il leur disait :« Vous êtes trop sérieux. La littérature doit puer un peu. » De Roux trouvait ça génial.
Mots-clés autour de ce livre :
Gombrowicz, Dominique de Roux, Pierre Belfond, entretiens littéraires, littérature polonaise, édition originale, livre rare, 1968, exil, cosmos, pornographie, trans-atlantique, journal, Argentine, mariage, intellectuel français, livre broché, livre ancien, livre culte
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Journal Witold Gombrowicz.
Dernière mise à jour de la fiche : mai 2026