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Au bord du temps, par Émile Henriot, Plon  1958
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Au bord du temps, par Émile Henriot, Plon 1958

8,00 €

1958. Ouvrage du Service de presse. Extraits d’un journal, l’ouvrage est dédié à Jean Delay. En exergue deux phrases la première de Marc-Aurèle, la seconde de Stendhal : « Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité. »

Parmi quelques phrases courtes du début de l’ouvrage :

« Liberté dans la vérité. Être libre n’est pas nier le vrai et les limites qu’il impose. »

« La lucidité est un corrosif. »

« Donner à rêver, donner à penser. Les vrais bienfaiteurs. »

« Vous n’aimerez, peut être pas, et je n’en saurai rien. »…

Au bord du temps est un livre de : fragments, notes de lecture, réflexions, aphorismes, observations personnelles.

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Descriptif :

Dos légèrement cintré avec petites taches de rousseur. Tranches et papier jaunis. Bon état intérieur. 246 pages.

Auteur :

Émile Henriot (1889–1961), écrivain, critique littéraire et membre de l’Académie française, fut l’une des grandes voix de la vie littéraire du XXᵉ siècle. Chroniqueur au Temps puis au Monde, il a publié de nombreux essais, journaux, portraits d’écrivains et ouvrages de réflexion. Son style, mêlant finesse, sensibilité et ironie légère, fait de lui un observateur attentif de la vie intérieure et des lettres françaises. Au bord du temps s’inscrit dans cette veine : un journal de pensées, de notations brèves et de réflexions morales, où Henriot déploie son art de la nuance et de la lucidité

Sa façon d’écrire, ses habitudes, ses manies :

Henriot écrivait tôt, avant le bruit du monde. Il disait que les premières heures du jour étaient les seules où la pensée « n’a pas encore été dérangée par les autres ». Il notait, griffonnait, reprenait, mais toujours dans une atmosphère de calme.

Henriot n’était pas un romancier fleuve : il aimait les fragments, les notes, les journaux, les portraits, les chroniques.

Il disait que la forme brève permettait de « saisir la vérité avant qu’elle ne s’évapore ».

C’est exactement ce que l’on retrouves dans Au bord du temps : des éclats, des pensées, des notations rapides, presque des murmures.

Henriot écrivait à la plume, sur des cahiers étroits, avec une écriture fine et serrée. Il n’aimait pas la machine à écrire : il trouvait qu’elle « enlaidissait la pensée » et qu’elle empêchait la nuance.

Il avait des carnets partout : dans ses poches, sur sa table de nuit, dans son veston, dans son bureau.

Il notait tout : une phrase entendue, une idée, un mot, une impression, une couleur, un geste.

Beaucoup de ses livres sont en réalité des récoltes de carnets.

Ses lectures :

Henriot lisait en papillonnant : quelques pages ici, un chapitre là, un poème ailleurs.

Il disait que la lecture devait être « un commerce léger, mais constant ».

Ses chroniques littéraires sont pleines de ces butinages : il passe d’un auteur à un autre, d’un siècle à un autre, avec une aisance incroyable.

Henriot lisait lentement, avec une attention extrême. Il ne “consommait” pas les livres : il les habitait.

Il disait que la lecture devait être “une conversation où l’on écoute plus qu’on ne parle”.

Henriot relisait sans cesse. Il disait que la première lecture était “une visite”, mais que la relecture était “une amitié”.

Son rapport aux livres :

Henriot ne concevait pas une pièce sans livres. Il en avait partout : sur les tables, sur les fauteuils, sur les rebords de fenêtres, dans des piles instables, dans des étagères improvisées.

Il disait que les livres étaient des présences, pas des objets. Pour lui, un livre ouvert dans une pièce “changeait l’air”.

Henriot annotait ses livres avec une plume très fine. Il écrivait dans les marges : des mots, des dates, des exclamations, des interrogations, des petits signes personnels.

Il disait que les livres “aiment qu’on leur parle”. Ses exemplaires personnels étaient de véritables dialogues entre lui et l’auteur.

Henriot n’était pas un collectionneur de raretés. Il n’aimait pas les livres précieux, les reliures somptueuses, les éditions de luxe.

Il aimait les livres vivants, ceux qu’on lit, qu’on manipule, qu’on emporte, qu’on use.

Il aimait les livres qui parlent doucement, qui ne crient pas, qui ne s’imposent pas.

Le critique littéraire :

Contrairement à beaucoup de critiques de son époque, Henriot n’était pas un juge. Il était un compagnon de lecture.

Il ne cherchait pas à trancher, mais à comprendre. Il ne cherchait pas à briller, mais à éclairer.

Ses chroniques étaient des gestes de bienveillance envers les livres.

Mots‑clés pour le livre :

Émile Henriot

Au bord du temps

Journal intime littéraire

Service de presse 1958

Plon 1958

Réflexions morales

Aphorismes littéraires

Jean Delay

Littérature française XXᵉ siècle

Notes et fragments

Livre ancien Plon

Essais littéraires

Pensées et maximes



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Journal de Francis Jammes.

Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.

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