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Louise Leclercq, par Paul Verlaine, Léon Vanier libraire-éditeur 1886
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  • Louise Leclercq, par Paul Verlaine, Léon Vanier libraire-éditeur 1886

Louise Leclercq, par Paul Verlaine, Léon Vanier libraire-éditeur 1886

95,00 €

1886. Édition originale, imprimée à 1100 exemplaires sur papier courant, seul tirage, avec 22 exemplaires sur Hollande. Publié chez Léon Vanier, éditeur majeur des poètes dits “maudits” : Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Corbière… L’ouvrage s’inscrit dans le mouvement du décadentisme, qui marque une partie de l’œuvre de Verlaine : atmosphère trouble, sensualité voilée, mélancolie, recherche musicale du vers.

Un volume recherché pour son importance littéraire, son tirage limité, et son lien direct avec l’un des éditeurs les plus emblématiques de la poésie fin‑de‑siècle.Thèmes évoqués dans le livre : poésie décadente, sensualité, mélancolie, atmosphère fin‑de‑siècle, musicalité du vers verlainien, poète maudit, Léon Vanier, éditeur symboliste, littérature 1880‑1890.

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Description :

Broché. Couverture rempliée, illustrée, défraîchie, complètement détachée, avec de petits manques. Dos délité. Tranches et papier jaunis. Certains feuillets sont maintenus par un fil. 116 pages.

Éditeur :Vanier, l’éditeur des “maudits” : Vanier publia Verlaine à une époque où celui‑ci était encore controversé. Il fut l’un des rares éditeurs à défendre cette poésie nouvelle, fragile, musicale, parfois jugée “immorale”.

1100 exemplaires seulement, dont 22 sur Hollande : un tirage modeste, typique des publications symbolistes et décadentes.

Auteur :

En 1886, Verlaine est dans une période de création intense, marquée par la maladie, la pauvreté, mais aussi par une grande liberté poétique.

Il écrivait partout… sauf à un vrai bureau : Verlaine n’avait pas de “lieu de travail”. Il écrivait : dans les cafés, dans les chambres d’hôtel, sur les tables bancales des garnis, dans les prisons (où il composa une partie de Sagesse), sur les genoux, sur les rebords de fenêtre.

Il disait que le silence “l’ennuyait” et que le bruit des cafés lui donnait du rythme. Pour lui, l’écriture était un mouvement, pas une installation.

Manies d’écriture :

Verlaine écrivait sur tout ce qui lui tombait sous la main : enveloppes, feuilles déjà imprimées, bouts de journaux, carnets déchirés, marges de livres.

Ses manuscrits sont souvent des patchworks, avec des feuillets de tailles différentes, parfois recousus ou maintenus par un fil — exactement comme cet exemplaire de Louise Leclercq.

Il n’avait aucun respect matériel pour le manuscrit, seulement pour le vers. Écrire vite, corriger peu. Contrairement à Mallarmé, Verlaine n’était pas un polisseur. Il écrivait d’un jet, avec une spontanéité presque musicale. Il disait : « La musique avant toute chose. »

Superstition :

Ne jamais écrire quand il était trop sobre, Verlaine n’a jamais caché que l’alcool — surtout l’absinthe — jouait un rôle dans son écriture. Il disait que cela “déliait les nerfs” et “adouçait les angles du vers”. Il ne voulait pas écrire “à froid”, de peur que le poème soit trop sec, trop rigide.

Verlaine murmurait ses poèmes en les écrivant. Il cherchait la musique, la vibration, la chute sonore.

Ses amis racontent qu’il pouvait répéter un vers dix fois, non pour le corriger, mais pour “l’entendre”. Le poème devait sonner juste avant d’être juste.

Habitude étrange : écrire en position inconfortable, assis sur un lit, plié en deux, debout contre un mur, ou même à moitié couché.

Il disait que “le corps doit être libre pour que le vers le soit”.

Ne jamais écrire un poème trop long : Verlaine se méfiait des grandes constructions. Il préférait les poèmes courts, nerveux, musicaux.

Il disait : « Le poème doit être un souffle. »

Ce que ce livre peut apporter au lecteur :

Un témoignage direct de la poésie décadente, une édition originale recherchée des amateurs de Verlaine, un volume rare, typique des publications Vanier, une pièce de collection malgré les défauts de couverture, Une lecture pour passionnés de poésie fin‑de‑siècle.

Mots‑clés pour le livre :

Paul Verlaine

Louise Leclercq

Léon Vanier 1886

Édition originale

Poète maudit

Décadentisme

Symbolisme

Tirage limité

A découvrir également :

Pour prolonger cette thématique, vous pouvez consulter
L’Amitié de Verlaine et Mallarmé.

Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.

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