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1925. Dans son avis au lecteur l’auteur précise : « ...j’ai voulu montrer, d’après l’ouvrage qu’il laisse ébauché, comment il travaillait à la fin de sa vie : sa documentation minutieuse, ses lectures abondantes, ses esquisses successives, jusqu’à huit fois recommencées... »
Le volume rassemble des fragments et dialogues laissés inachevés par Anatole France : dialogue sur la métaphysique et l’existence de Dieu, sur la vieillesse, sur l’avenir, sur la pudeur, sur la guerre, sur l’astronomie… Un témoignage rare sur la méthode de travail d’Anatole France et sur les thèmes qui occupaient ses dernières années.
Thèmes évoqués également dans le livre : avenir de l’humanité, pudeur et morale, guerre et paix, cosmologie, manuscrits inachevés, vieillesse et fin de vie.
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Description :
Broché. Tranches et papier un peu jaunis. Très bon état général 197 pages.
Auteur :
Michel Corday (1869‑1937), Romancier français, il est né Louis‑Édouard Pollet, fut d’abord élève de l’École polytechnique, puis officier du génie avant de démissionner en 1895 pour se consacrer à l’écriture . Ses débuts littéraires se font dans Gil Blas, Le Gaulois, Le Journal et La Vie Parisienne, où il publie des chroniques sur la vie militaire et des nouvelles qui seront ensuite réunies en volumes .
Ami intime d’Anatole France dès 1912, il devient l’un de ses proches collaborateurs et publie en 1925 les Dernières pages inédites du maître, avant de fonder en 1932 Le Lys Rouge, groupement d’admirateurs d’Anatole France . Corday était également parent de Charlotte Corday, dont il emprunta le nom comme pseudonyme littéraire, devenu ensuite son nom légal .
Son œuvre, abondante, mêle romans psychologiques, études sociales, récits militaires et essais. Il fut aussi un pacifiste convaincu, influencé par Anatole France, et proche des idées de Jaurès, à qui il dédia Les Mains propres .
Anatole France et sa façon de travailler :
Un écrivain d’une lenteur extrême, Anatole France réécrivait ses textes jusqu’à huit fois, parfois davantage. Il disait qu’un style “se polit comme une pierre précieuse”.Une documentation immense : Il lisait énormément avant d’écrire : histoire, philosophie, sciences, théologie, journaux, mémoires… Ses manuscrits sont souvent entourés de piles de notes.
Il préférait le crayon au stylo, car il voulait pouvoir gommer, corriger, recommencer. Ses brouillons sont couverts de ratures, flèches, ajouts en marge.
Une superstition : ne jamais terminer trop vite : Il disait : « Un texte achevé trop tôt n’est qu’un texte qui n’a pas assez vécu. » Il laissait parfois dormir un chapitre plusieurs semaines avant de le reprendre.
Une habitude : écrire le matin, lire l’après‑midi : Il travaillait tôt, dans un silence absolu, puis consacrait ses après‑midi à la lecture et aux corrections.
Le livre :
Michel Corday, ami proche d’Anatole France, a eu accès aux manuscrits laissés sur sa table de travail. Il en a tiré ces “dernières pages”, qui ne sont pas un livre achevé, mais un instantané de la pensée d’Anatole France dans ses derniers mois : réflexions philosophiques, dialogues esquissés, fragments d’idées.
Ce que ce livre peut apporter au lecteur :
une plongée dans l’atelier d’Anatole France, des fragments philosophiques inédits, un témoignage rare sur la création littéraire, un ouvrage idéal pour amateurs de manuscrits, brouillons, esquisses, une lecture précieuse pour comprendre la pensée d’un prix Nobel en fin de vie.
Mots‑clés pour cet ouvrage :
• Anatole France
• Michel Corday
• Dernières pages inédites
• Calmann‑Lévy 1925
• Manuscrits inachevés
• Philosophie
• Métaphysique
• Vieillesse
• Brouillons littéraires
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Anatole France.
Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.