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1922. Sous titre : « Conférences faites à Bruxelles et à Charleroi les 17 et 21 octobre 1921, sous les auspices de la Centrale d’Éducation ouvrière »
Les Drapeaux rassemble la réflexion engagée de Paul Reboux sur le sens des symboles nationaux et leur usage politique après la Grande Guerre. Dans un style clair et direct, il interroge la force émotionnelle des drapeaux, leur rôle dans la cohésion sociale et les dérives possibles lorsqu’ils deviennent instruments de propagande. Un document rare issu de la Librairie du Peuple, destiné à l’éducation ouvrière.
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Description :
Relié par une agrafe. Couverture détachée. Tranches et papier bien jaunis Très bon état général. 31 pages.
La fonction sociale, politique et émotionnelle des drapeaux dans l’Europe d’après-guerre ; réflexion sur le patriotisme, l’unité populaire et les risques de manipulation symbolique.
Auteur :
Paul Reboux, surtout connu pour À la manière de…, multipliait aussi les conférences sociales. Lors de son passage en Belgique en 1921, il aurait improvisé une partie de son propos en réagissant aux drapeaux accrochés dans la salle, ce qui donna naissance au titre de la brochure.
Le pasticheur infatigable, Reboux écrivait ses À la manière de… en se chronométrant : il s’imposait une heure par auteur, pas une minute de plus, pour garder la spontanéité du pastiche.
Il avait l’habitude d’imiter à voix haute les écrivains qu’il pastichait, au point que ses proches disaient qu’il « habitait » leurs voix pendant plusieurs jours.
Reboux improvisait souvent la moitié de ses conférences. Il arrivait avec quelques notes griffonnées, puis construisait son discours en fonction de la salle, de l’ambiance, ou d’un détail visuel — comme les drapeaux belges qui ont inspiré ce texte. Il notait ses idées sur tout ce qui lui tombait sous la main : menus de restaurant, tickets de train, marges de journaux. Plusieurs pastiches sont nés de ces fragments.
Particularités de sa manière de travailler et d’écrire :
Reboux travaillait comme un musicien : il lisait ses phrases à voix haute pour vérifier le rythme, la cadence, la respiration. Le son comptait autant que le sens.
Pour comprendre un auteur, il en copiait d’abord un passage à la main, puis réécrivait le même passage “à sa manière”. C’était sa façon d’entrer dans la mécanique d’un style.
Il privilégiait les phrases courtes, les images nettes, et un humour discret mais constant. Même dans ses textes sérieux — comme Les Drapeaux — on retrouve cette clarté presque journalistique.
Reboux aimait partir d’un détail concret (un geste, un objet, un décor) pour ouvrir une réflexion plus large. C’est exactement ce qu’il fait ici avec le drapeau comme symbole social.
Éditeur :
Librairie du Peuple, Maison d’édition militante liée aux mouvements ouvriers belges, spécialisée dans les brochures éducatives, conférences et textes de formation civique destinés aux travailleurs.
Ce livre apporte :
Une analyse accessible des symboles nationaux dans un contexte de reconstruction. – Un regard critique sur l’usage politique des emblèmes. – Un témoignage direct de la pédagogie militante de l’Éducation ouvrière belge au début des années 1920.
Lors de la conférence de Charleroi (21 octobre 1921), Reboux aurait commencé son exposé en demandant qu’on décroche un drapeau placé derrière lui, car « il distrayait l’orateur autant que le public ». Le geste fit rire la salle et lui permit d’ouvrir sur son idée centrale : le drapeau n’est jamais neutre, même quand il ne fait que “pendre au mur”. Cette petite scène, rapportée dans la presse ouvrière belge, explique le ton vivant et très direct de la brochure.
Mots clés autour de ce livre :
Paul Reboux, symboles nationaux, drapeaux, patriotisme, propagande, éducation ouvrière, Belgique 1921, conférences, Librairie du Peuple, après‑guerre.
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Dernière mise à jour de la fiche : mai 2026.