1946. Cet ouvrage singulier retrace la figure fascinante de Joséphin Péladan, écrivain, occultiste, fondateur des Rose‑Croix, personnage majeur du symbolisme fin‑de‑siècle. René‑Louis Doyon explore ses errances mystiques, ses obsessions, ses rencontres imaginaires avec Léonard de Vinci , ses combats littéraires et ses zones d’ombre. Illustré en noir et blanc, avec un inventaire du fonds Péladan, une table des noms cités et une table des illustrations.
Thèmes principaux : symbolisme et occultisme, Péladan, figure centrale des Rose‑Croix et des mystiques modernes. Errance spirituelle. Littérature ésotérique — textes « exécratoires », mythes personnels, imaginaire sacré. Place de Péladan dans la littérature décadente et symboliste.
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Description :
Broché. Couverture défraîchie et partiellement décollée. Dos avec une trace d’humidité. Non coupé. Un marque‑page d’époque (années 1960–1970) est offert avec cet exemplaire. Très bon état général. 316 pages.
Thème :
Un portrait érudit et envoûtant d’un écrivain mystique, entre symbolisme, occultisme et extravagance littéraire.
Auteur :
René‑Louis Doyon : éditeur, bibliophile et écrivain, il fut l’un des grands passeurs de la littérature oubliée. Il vouait une admiration profonde aux auteurs marginaux, aux mystiques et aux décadents. Son intérêt pour Péladan s’inscrit dans sa volonté de réhabiliter des figures littéraires excentriques, souvent négligées par l’histoire officielle.
Style d’écriture :
Doyon écrit dans un style dense, érudit, volontiers archaïsant, mêlant analyse, admiration et ironie légère. Il affectionne les digressions, les portraits psychologiques et les références occultes, donnant au texte une atmosphère presque initiatique.
Techniques matérielles / superstitions d’écriture :
Doyon travaillait souvent à partir de dossiers d’archives, de correspondances et de documents rares. Il avait la réputation de conserver des notes manuscrites dans des enveloppes thématiques, qu’il ouvrait comme des « coffrets secrets » avant d’écrire.
Joséphin Péladan :
Joséphin Péladan (1858–1918) est un écrivain français, romancier, dramaturge, critique d’art et figure majeure du symbolisme. Il publie dès 1884 Le Vice suprême, préfacé par Barbey d’Aurevilly, qui lui apporte une célébrité immédiate. Son œuvre romanesque, regroupée sous le cycle La Décadence latine, mêle mysticisme, ésotérisme, esthétique et condamnation du matérialisme moderne.
Péladan est une figure centrale du renouveau occulte français de la fin du XIXᵉ siècle. Il est brièvement membre de l’ordre martiniste de Papus, puis fonde sa propre organisation : L’Ordre de la Rose‑Croix catholique et esthétique du Temple et du Graal, où il se donne le titre de Sâr Mérodack. Il y défend une esthétique mystique, néo‑catholique, inspirée de la tradition rosicrucienne.
Entre 1892 et 1897, Péladan organise les Salons de la Rose‑Croix, événements artistiques majeurs du symbolisme. On y voit exposer des peintres comme Jean Delville, Séon, Osbert, et l’on y croise Verlaine, Mallarmé, Zola. Ces salons défendent un art idéaliste, spirituel, anti‑naturaliste. Ils ont marqué durablement l’histoire de l’art symboliste.
Péladan était connu pour : ses tenues inspirées de prêtres assyriens, son goût pour les titres (Sâr, Mérodack), son autorité doctrinale, son style flamboyant et mystique.
Cette excentricité lui valut autant d’admirateurs que de moqueries. Il fut très célèbre dans les années 1880–1900, puis rapidement oublié après sa mort. Il meurt en 1918, probablement d’une intoxication alimentaire (selon certaines sources).
Lors des Salons de la Rose‑Croix, Péladan imposait un règlement strict : interdiction des œuvres réalistes, prohibition du noir, refus des sujets vulgaires, et obligation pour les artistes de viser “l’idéal”. Il ouvrait les expositions en robe liturgique, au son de Wagner, persuadé que l’art devait être une cérémonie spirituelle.
Ce que le livre apporte au lecteur :
Une plongée dans l’univers extravagant de Péladan, une compréhension de son rôle dans le symbolisme et l’ésotérisme, et un accès à des documents rares grâce à l’inventaire du fonds. L’ouvrage séduira les amateurs de littérature décadente, d’histoire littéraire et d’occultisme.
Le livre :
La Connaissance, maison d’édition de Doyon, publiait des ouvrages atypiques, souvent consacrés à des auteurs oubliés ou ésotériques. Ce volume sur Péladan est l’un des plus recherchés de la collection, car il combine illustrations, archives et une approche biographique très personnelle.
Éditeur :
Fondée par René‑Louis Doyon, La Connaissance est une maison d’édition confidentielle mais prestigieuse, spécialisée dans les textes rares, les auteurs marginaux et les études littéraires exigeantes. Ses tirages étaient souvent modestes, ce qui rend les exemplaires plus difficiles à trouver aujourd’hui.
Mots‑clés pour cet ouvrage :
Péladan, Joséphin Péladan, Rose‑Croix, symbolisme, occultisme, René‑Louis Doyon, La Connaissance, littérature décadente, ésotérisme, biographie littéraire, illustrations, fonds Péladan.
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Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.