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1961. Petit opuscule publié par les Éditions André Silvaire, rassemblant une sélection de maximes et pensées de Vauvenargues (1715‑1747). On y retrouve ses formules les plus célèbres : « La clarté est la bonne foi des philosophes », « Le désespoir est la plus grande de nos erreurs », « La vérité est le soleil des intelligences », « Les grandes pensées viennent du cœur ». Un recueil dense et lumineux.
Après Prague, il souffre d’ulcères, de douleurs chroniques, de fièvres. Il passe des journées entières immobilisé. C’est dans ce contexte qu’il rédige ses maximes : courtes, denses, pensées dans la douleur mais avec une clarté lumineuse.
Il meurt à 31 ans. Voltaire dira de lui : « Il avait l’âme la plus belle que j’aie connue. » Sa mort précoce explique la rareté de ses textes.
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Description :
Broché. Non coupé. Très bon état général. 159 pages.
Thème :
Un florilège des pensées les plus profondes et lumineuses de Vauvenargues.
Auteur :
Vauvenargues, ami intime de Voltaire, qui l’admirait profondément. Il meurt très jeune, après une vie marquée par la maladie et la guerre. Voltaire l’aidait financièrement et corrigeait ses manuscrits. Son œuvre fut publiée après sa mort, et c’est Voltaire qui contribua à la faire connaître. Il disait : « La patience est l’art d’espérer. ». Vauvenargues lui envoie un manuscrit. Voltaire le lit, lève les yeux et dit : « Voilà un homme qui pense. » Il l’encourage, le soutient, l’aide à publier. Sans Voltaire, Vauvenargues serait peut‑être resté dans l’ombre.
Il rêvait de carrière militaire. Il participe à la campagne de Bohême (1741) et à la retraite de Prague, l’un des épisodes les plus terribles du règne de Louis XV. Il y attrape des gelures si graves qu’il en gardera des séquelles toute sa vie. C’est cette santé brisée qui le ramène à l’écriture.
Ses Maximes paraissent en 1746. Elles passent totalement inaperçues.
Il faudra attendre le XIXᵉ siècle pour que Sainte‑Beuve, puis les moralistes modernes, le redécouvrent et le placent aux côtés de La Rochefoucauld et Pascal.
Particularité de sa façon d’écrire :
Vauvenargues écrit dans un style clair, direct, moral et profondément humain. Ses maximes ne cherchent pas l’effet, mais la vérité intérieure. Il privilégie la simplicité, la chaleur, et une vision de l’homme fondée sur la bonté et le courage.
Vauvenargues écrivait d’un jet, avec une sincérité presque brutale. Ses maximes sont le fruit d’une pensée immédiate, pas d’un travail de polissage. C’est ce qui leur donne cette force.
Ce que ce livre peut apporter :
Une introduction idéale à la pensée morale française. Des maximes inspirantes, utiles pour la réflexion personnelle. Une vision optimiste et généreuse de la nature humaine. Un texte parfait pour lecteurs aimant les aphorismes et la philosophie accessible.
Le livre :
Les éditions André Silvaire publiaient souvent des textes destinés aux bibliophiles : le lecteur devait ouvrir lui‑même les pages, geste traditionnel qui renforce le charme de l’ouvrage.
Éditeur :
Une maison fondée après-guerre, très confidentielle. Les Éditions André Silvaire apparaissent dans les années 1950. Elles se spécialisent immédiatement dans les textes littéraires raffinés, souvent courts, souvent philosophiques ou poétiques, et toujours publiés avec un soin extrême. Ses publications sont aujourd’hui recherchées pour leur sobriété et leur soin typographique.
Beaucoup de ses ouvrages sont non coupés, ce qui indique : un tirage limité, un public bibliophile, un respect du geste traditionnel du lecteur qui ouvre lui-même les pages.
C’est l’une des signatures de la maison. Il privilégiait la sobriété typographique, les papiers de qualité, et les formats maniables. Les tirages étaient petits, parfois quelques centaines d’exemplaires. Résultat : Les livres Silvaire sont peu fréquents sur le marché.
Ce ne sont pas des livres “rares” au sens strict, mais des ouvrages recherchés par les amateurs de belles éditions. André Silvaire travaillait presque seul, comme un artisan. Il choisissait ses textes par affinité personnelle, non par stratégie commerciale. Certains auteurs ont témoigné qu’il refusait des manuscrits simplement parce qu’il n’aimait pas la typographie qu’ils imposaient. Il avait la réputation d’être intransigeant sur la qualité du papier.
Mots‑clés pour lce livre :
Vauvenargues, maximes, pensées, philosophie morale, André Silvaire, 1961, opuscule, littérature française, aphorismes, Voltaire, XVIIIe siècle, livre non coupé.
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Dernière mise à jour de la fiche : juin 2026.