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1962. Les deux destinées de Pascal et de Leibniz, rencontre des deux génies, Pascal est-il philosophe ? Pascal est-il pessimiste ? Génie du possible, génie du Réel, Pascal est-il théologien ? Pascal est-il un génie français ?
Dans cet essai, Jean Guitton explore les multiples facettes du génie pascalien : la pensée, la foi, la logique, l’expérience intérieure. L’ouvrage interroge des questions essentielles : Pascal est‑il philosophe ? Pascal est‑il pessimiste ? Génie du possible (Leibniz) et génie du réel (Pascal) Pascal théologien ? Pascal, génie français ? La prière de Pascal, et sa portée spirituelle.
Guitton met en parallèle les destinées de Pascal et Leibniz, offrant une réflexion profonde sur deux manières de penser le monde : l’une tournée vers l’expérience humaine.
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Description :
Broché avec sa jaquette à rabat illustrée. Quelques petites taches de rousseur sur la tranche du haut. Non coupé. Un marque‑page d’époque (années 1960–1970) est offert avec cet exemplaire. Très bon état général. 182 pages.
Auteur :
Jean Guitton (1901–1999), philosophe et académicien, est l’un des grands spécialistes de la pensée chrétienne du XXᵉ siècle. Dans Génie de Pascal, il propose une lecture vivante et personnelle de l’auteur des Pensées, en insistant sur la tension intérieure qui anime Pascal : l’homme de raison, l’homme de foi, l’homme de doute, l’homme de prière.
Guitton montre comment Pascal, loin d’être seulement un moraliste ou un théologien, est un génie du réel, capable de saisir la condition humaine dans toute sa profondeur. En miroir, Leibniz apparaît comme le génie du possible, architecte des systèmes, des harmonies et des mondes. Cette confrontation éclaire deux visions du génie : l’une tragique et lucide, l’autre optimiste et rationnelle.
Habitudes, manies et superstitions d’écriture de Jean Guitton :
Jean Guitton avait une manière d’écrire profondément ritualisée, presque liturgique, qui reflétait son tempérament de philosophe chrétien autant que son exigence intellectuelle. Il travaillait dans un silence absolu, qu’il considérait comme la condition première de la pensée. Sa table de travail devait être parfaitement ordonnée : un cahier, un stylo, quelques livres ouverts, jamais plus. Il disait souvent que « le désordre trouble la pensée », et il ne pouvait commencer une page tant que son bureau n’était pas exactement comme il le souhaitait.
Il écrivait à la plume, de préférence le matin, dans une lumière douce, persuadé que le geste lent et régulier favorisait la clarté intérieure. Il avait aussi une superstition : ne jamais interrompre une phrase en cours. Si une idée surgissait, il la poursuivait jusqu’au bout, même si cela l’obligeait à écrire debout, ou à rester à son bureau bien après l’heure prévue. Pour lui, une phrase interrompue était une pensée brisée.
Guitton relisait ensuite ses pages à voix basse, comme une prière ou une méditation, afin de vérifier le rythme, la cadence, la respiration du texte. Il croyait que la vérité devait « sonner juste ». Il conservait également des carnets entiers de notes, écrites au fil des jours, qu’il appelait ses « semences » : des fragments, des intuitions, des citations, qu’il reprenait parfois des années plus tard.
Ces habitudes, ces manies, ces petites superstitions d’écriture donnent à son œuvre ce ton si particulier : une pensée lente, précise, presque sculptée, où chaque phrase semble pesée, méditée, comme si elle devait durer.
Jean Guitton et Pascal :
Pour Jean Guitton, Pascal n’était pas seulement un auteur étudié : c’était une présence, presque un compagnon de pensée. Il voyait en lui un génie du réel, capable de saisir la condition humaine dans sa tension entre grandeur et misère. Guitton admirait la manière dont Pascal unissait la rigueur mathématique, l’intuition spirituelle et la lucidité morale. Il retrouvait chez lui cette alliance rare entre intelligence et profondeur intérieure.
Dans Génie de Pascal, Guitton dialogue avec Pascal comme avec un maître : il interroge ses doutes, ses prières, son pessimisme apparent, sa manière de penser Dieu et l’homme. Il met en lumière un Pascal vivant, inquiet, brûlant, dont la pensée reste actuelle parce qu’elle touche à ce qui ne change pas : la fragilité humaine, le besoin de sens, la quête de vérité. Pour Guitton, Pascal est un phare — un écrivain qui éclaire, un théologien qui questionne, un philosophe qui ne cesse de déranger et d’inspirer.
Les points forts du livre :
Essai philosophique de Jean Guitton, auteur majeur. Étude originale Pascal / Leibniz, rare et stimulante. Jaquette illustrée, souvent manquante. Non coupé, exemplaire très propre. Approche accessible, malgré la profondeur des thèmes. Questions essentielles : philosophie, théologie, pessimisme, génie français.
Ce que ce livre apporte au lecteur :
Ce volume permet : de redécouvrir Pascal sous plusieurs angles (philosophe, théologien, moraliste), de comprendre la pensée de Leibniz dans sa dimension métaphysique, d’explorer les liens entre foi, raison, logique et expérience, de saisir deux visions du génie, l’une tournée vers le réel, l’autre vers le possible, de posséder un essai élégant, bien construit, en excellent état.
Mots‑clés de ce livre :
• Jean Guitton
• Génie de Pascal
• Pascal
• Leibniz
• Philosophie chrétienne
• Essai philosophique 1962
• Aubier
• Pensées de Pascal
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Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.