1971. Ce roman est une méditation sur l’écriture de l’histoire et de la fiction, c’est aussi une réflexion sur la liberté et ses limites dans l’écriture, et dans la vie...
Hess est un roman singulier où Per Olov Enquist, l’un des grands écrivains suédois contemporains, interroge la frontière entre histoire et fiction. À travers la figure de Rudolf Hess, il propose une méditation sur : l’écriture de l’histoire, la fabrication du récit, la liberté et ses limites, la responsabilité de l’auteur face au réel, la tension entre vérité et imagination.
Ce livre est autant un roman qu’un essai narratif, une réflexion sur ce que signifie écrire — et réécrire — un destin historique.
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Description :
Broché. Couverture illustrée, avec sa jaquette à rabats illustrée. Taches de rousseur sur les tranches, la première et la dernière page. Très bon état intérieur. 360 pages.
Auteur :
Per Olov Enquist (1934–2020) est l’un des auteurs majeurs de la littérature suédoise du XXᵉ siècle. Romancier, dramaturge, journaliste, il s’est imposé par une écriture précise, tendue, presque clinique, qui explore les zones d’ombre de l’histoire et de la psyché humaine. Enquist aime les personnages ambigus, les situations où la vérité se dérobe, les récits où l’histoire officielle laisse des failles. Dans Hess, il ne cherche pas à reconstituer fidèlement la vie du dignitaire nazi : il s’intéresse à la manière dont un destin peut être raconté, interprété, déformé. Son style est sobre, incisif, sans effets inutiles. Il avance par touches, par fragments, par interrogations. Enquist est un écrivain de la complexité morale, de la mémoire trouble, de la réflexion sur le récit. Ce roman est emblématique de son œuvre : une plongée dans les mécanismes de l’écriture, dans la tension entre histoire et fiction, dans la responsabilité de celui qui raconte.
Éditeur :
Les Éditions de L’Herne, fondées en 1962 par Dominique de Roux, occupent une place à part dans le paysage littéraire français. Maison indépendante, farouchement libre, L’Herne s’est imposée par une ligne éditoriale exigeante, tournée vers les écrivains qui dérangent, innovent, bousculent les formes et les idées. On connaît surtout L’Herne pour ses Cahiers, ces volumes denses consacrés à un auteur majeur, réunissant études, documents, correspondances et textes rares. Mais la maison a également publié des romans, des essais, des textes inclassables, souvent signés par des écrivains qui interrogent la vérité, la mémoire, l’histoire, ou les limites du récit.
Chez L’Herne, Enquist trouve un cadre idéal : une maison qui privilégie les textes audacieux, les formes hybrides, les œuvres qui ne se contentent pas de raconter mais qui pensent.
L’Herne demeure aujourd’hui une référence pour les lecteurs qui cherchent des livres exigeants, singuliers, souvent hors des sentiers battus. Posséder un titre de cette maison, surtout des années 1970, c’est détenir un fragment de cette histoire éditoriale indépendante, passionnée et profondément littéraire.
Points forts du livre :
Un roman‑essai puissant sur l’écriture de l’histoire. Un auteur majeur de la littérature nordique. Édition L’Herne, maison exigeante et recherchée. Très bon état intérieur. Jaquette présente, ce qui est un plus pour les exemplaires de 1971.
Ce que ce livre apporte au lecteur :
Ce volume permet : de découvrir un roman atypique, à la frontière de l’essai, de réfléchir à la fabrication du récit historique, de lire un auteur qui interroge la vérité, la mémoire, la responsabilité, de posséder un titre peu courant de L’Herne.
Mots‑clés de ce livre :
• Per Olov Enquist
• Hess
• L’Herne 1971
• Roman historique
• Fiction et histoire
• Littérature suédoise
• Écriture du réel