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L’Hippopotame et le philosophe, par Théodore Monod, Julliard Sequana 1943
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L’Hippopotame et le philosophe, par Théodore Monod, Julliard Sequana 1943

27,00 €

1943. Les textes sont issus d’émissions radiophoniques du professeur Monod à Dakar en 1940-1941 en tant que directeur de l’Institut Français d’Afrique noire. Les thèmes abordés : l’Atlantide se trouvait-elle en Afrique ? La découverte des pygmées d’Afrique, les hommes fossiles d’Afrique, les maladies de l’homme préhistorique, au temps des crocodiles sahariens, le vêtement linguistique de l’Afrique, voyage autour d’un buisson, des plantes qui bougent, pierres magiques, Jonas est-il venu en Afrique, du sorcier au laboratoire, en relisant M. de Buffon…

Dans ce livre se mêlent : anthropologie, préhistoire, botanique, zoologie, géologie, mythologie, spiritualité, humour discret, et une curiosité infinie pour le vivant.

Illustrations en noir et blanc, par Monod lui‑même.

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Description :

Broché. Couverture illustrée recollée avec du vieux scotch. Tranches et papier jaunis. Quatrième de couverture détachée. Bon état intérieur. 424 pages.

Thème :

Un voyage savant et poétique où Théodore Monod explore l’Afrique, ses mythes et ses merveilles, avec une curiosité libre et lumineuse. Un livre rare et lumineux, où Théodore Monod mêle science, philosophie et émerveillement pour explorer l’Afrique, le vivant et les mythes avec une liberté de ton inimitable.

Auteur :

Théodore Monod (1902‑2000) est l’une des figures les plus fascinantes du XXe siècle : naturaliste, explorateur, géologue, botaniste, zoologiste, philosophe, pacifiste, marcheur infatigable du Sahara.

Quelques traits qui le rendent si attachant : il marchait des milliers de kilomètres dans le désert, seul, avec une théière et quelques livres. Il pouvait parler des météorites, des plantes sahariennes, des poissons, des religions, des pierres, des insectes, des mythes — avec la même passion. Il avait un humour discret, une douceur dans la voix, et une curiosité sans limites. Il dessinait, il rêvait, il observait, il écrivait. Il était capable de s’émerveiller devant un caillou.

Monod est un savant-poète, un homme rare.

Singularités de Théodore Monod :

1. Il marchait des milliers de kilomètres dans le désert… avec une théière :

Monod traversait le Sahara à pied, parfois seul, avec pour tout luxe une petite théière en métal. Il disait que le thé était « la seule civilisation nécessaire ».

2. Il collectionnait les cailloux comme d’autres collectionnent les œuvres d’art :

Pour lui, un caillou pouvait être un monde. Il en ramassait partout, les observait, les classait, les dessinait. Il pouvait s’arrêter une heure pour contempler une pierre.

3. Il parlait aux plantes :

Monod avait une relation presque intime avec les végétaux. Il disait qu’une plante « répond » si on la regarde assez longtemps. Ses carnets regorgent de dialogues imaginaires avec des buissons sahariens.

4. Il refusait de tuer le moindre insecte :

Même dans le désert, même dans les conditions les plus difficiles, il déplaçait les insectes plutôt que de les écraser. Il disait que « la vie est une fraternité ».

5. Il dessinait tout ce qu’il voyait :

Ses carnets sont remplis de croquis : animaux, plantes, pierres, empreintes, silhouettes, objets trouvés. Un savant qui dessinait comme un artiste.

6. Il pouvait citer Buffon, Jonas, les pygmées et les crocodiles sahariens dans la même phrase :

Monod avait un talent rare : relier des mondes qui n’ont rien à voir. Il passait d’un mythe biblique à une observation zoologique sans perdre le fil.

7. Il vivait avec une simplicité volontaire presque radicale :

Pas de luxe, pas de confort, pas de superflu. Il disait que « le désert apprend à ne garder que l’essentiel ».

8. Il avait un humour discret, presque invisible, mais délicieux :

Dans ses conférences, il glissait des remarques malicieuses, des jeux de mots, des clins d’œil. Un humour de savant rêveur.

9. Il croyait que la science devait rester émerveillée :

Pour lui, un savant devait garder « l’œil de l’enfant ». Il refusait la science sèche, sans poésie.

L’humour de Théodore Monod :

1. Le caillou “qui n’a rien à dire” :

En parlant de ses innombrables pierres collectées dans le désert, Monod disait souvent : « Il n’y a pas de caillou banal. Il y en a seulement qui n’ont pas encore trouvé quelqu’un pour les écouter. »

2. Le naturaliste végétarien face aux carnivores :

Lors d’une conférence, évoquant son refus de tuer le moindre animal, il glissa : « Je suis végétarien… mais je ne demande pas aux lions de m’imiter. »

Un humour doux, sans jugement, qui faisait sourire l’auditoire.

3. Le savant et le désert :

Monod aimait dire, avec un sérieux feint : « Le Sahara est un excellent professeur : il ne parle jamais, mais il répète souvent. »

Une manière amusée de décrire la patience nécessaire à l’observation.

4. Les plantes qui bougent :

Dans une émission radiophonique, après avoir expliqué scientifiquement le mouvement des plantes, il conclut : « Les plantes bougent… mais très lentement, pour ne pas effrayer les botanistes. »

5. Le naturaliste et le temps :

Monod, qui vivait dans une simplicité volontaire extrême, disait : « Je n’ai jamais perdu mon temps. Je l’ai parfois oublié quelque part dans le désert. »

Une phrase qui faisait rire, mais qui disait aussi beaucoup de sa vie intérieure.

Le livre :

Les livres publiés pendant la période 1940–1945 ont souvent : des papiers acides, des couvertures fragiles, des reliures sensibles, des jaquettes ou couvertures souvent manquantes.

Un exemplaire complet, même avec des défauts, reste recherché.

Monod n’est pas un auteur “ordinaire” : naturaliste majeur, explorateur du Sahara, figure scientifique et spirituelle, personnalité charismatique, auteur culte pour les lecteurs de nature, d’Afrique, de philosophie.

Ses ouvrages anciens sont très demandés, surtout ceux des années 40.

Les éditions Sequana de cette période sont moins courantes que les rééditions postérieures. Elles ont une valeur documentaire et historique.

Les dessins de Monod ajoutent une vraie valeur : dimension artistique, charme personnel, rareté des illustrations originales.

Même si la couverture est recollée et la quatrième détachée, l’intérieur est bon, ce qui est essentiel pour un ouvrage de 1943. Les défauts extérieurs sont normaux pour ce type de livre et n’empêchent pas la lecture ni la collection.

L’Hippopotame et le philosophe est un recueil de chroniques où Théodore Monod mêle science, observation du vivant, écologie, ethnologie et réflexion humaniste. Les sujets qu’il aborde — mammifères aquatiques, crocodiles sahariens, palmiers, fourmis, reproduction des plantes, faunes et flores africaines — sont directement liés à la nature, à la vie animale, à la botanique et aux écosystèmes africains. Les sources confirment que Monod y parle des mammifères aquatiques, des crocodiles sahariens, des palmiers, des fourmis, des plantes, des légendes naturelles, et qu’il écrit en tant que directeur de l’Institut français d’Afrique noire, observant minutieusement la faune et la flore du continent .

Le livre est donc scientifique, illustré, rare, mais aussi profondément ancré dans la nature, dans l’observation du vivant et dans la relation entre l’homme et son environnement.

Particularité de ce livre :

1. Un ouvrage né de la radio :

Ces textes sont issus d’émissions radiophoniques : Monod parle, raconte, digresse, explique — avec une liberté de ton rare. On lit un savant qui pense à voix haute.

2. Un mélange unique de science et de philosophie :

Monod passe sans transition : d’un fossile à une légende, d’un buisson à une méditation, d’un animal à une réflexion morale.

C’est un livre profondément humaniste, mais aussi naturaliste, et parfois mystique.

3. Illustrations de l’auteur :

Ses dessins donnent au livre un charme artisanal, presque intime.

4. Un témoignage précieux sur la pensée scientifique en Afrique dans les années 40 :

Monod observe, collecte, compare, interroge. Il est l’un des grands savants voyageurs du XXe siècle.

Ce que ce livre apporte aujourd’hui :

1. Une pensée libre, joyeuse, vagabonde :

À une époque saturée d’informations, lire Monod est une respiration.

2. Une vision humaniste de la science :

Il montre que comprendre le monde, c’est aussi l’aimer.

3. Une curiosité contagieuse :

Chaque chapitre donne envie d’aller vérifier, chercher, creuser.

4. Un regard précieux sur l’Afrique des années 40 :

Sans exotisme, sans condescendance : avec respect et émerveillement.

5. Un livre qui parle autant de l’homme que de la nature :

Monod interroge ce que nous sommes, ce que nous croyons, ce que nous voyons.

Mots‑clés de ce livre :

Théodore Monod

L’Hippopotame et le philosophe

Julliard Sequana 1943

Émissions radiophoniques Dakar

Institut français d’Afrique noire

Réflexions scientifiques

Réflexions philosophiques

Afrique 1940‑1941

Naturaliste saharien

Explorateur du Sahara

Illustrations de l’auteur

Livre rare Monod

Essai scientifique ancien

Afrique et préhistoire

Anthropologie africaine

Botanique saharienne

Zoologie saharienne

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Dernière mise à jour de la fiche : août 2026.

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