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1966. Sous titre : « France, Espagne, Italie, Amérique Latine, Haïti, Pologne, Russie, Finlande, Extrême-Orient ». Textes de Balzac, Mérimée, Maupassant, Fargues, Jouhandeau, Buzzati, Borges, Cortazar, Potocki, Pouchkine, Tolstoï… En fin d’ouvrage un index des noms d’auteurs.
Publié en 1966 dans la prestigieuse collection « Bibliothèque des Idées » chez Gallimard, ce second volume de l’Anthologie du fantastique rassemble des textes issus de : France, Espagne, Italie, Amérique latine, Haïti, Pologne, Russie, Finlande, Extrême‑Orient.
On y trouve des récits de Balzac, Mérimée, Maupassant, Fargues, Jouhandeau, Buzzati, Borges, Cortázar, Potocki, Pouchkine, Tolstoï, et bien d’autres. En fin d’ouvrage, un index des auteurs facilite la consultation.
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Description :
Broché. Quelques pales taches de rousseur sur la tranche du haut. Très bon état général. 606 pages.
Auteur :
Roger Caillois (1913–1978) fut l’un des grands intellectuels français du XXᵉ siècle : essayiste, sociologue, critique littéraire, membre de l’Académie française, et explorateur infatigable des formes de l’imaginaire.
Il a consacré une part essentielle de son œuvre à comprendre : le merveilleux, le fantastique, le sacré, les mythes, les peurs, les irrationalités humaines.
Pour Caillois, le fantastique n’est pas un simple divertissement : c’est une structure de l’esprit, une manière pour l’homme de se confronter à l’inconnu, à l’inexplicable, à ce qui échappe aux lois ordinaires.
On raconte que Caillois, passionné par les pierres et les minéraux, aimait montrer à ses visiteurs des agates ou des géodes dont les motifs semblaient « dessinés par une intelligence inconnue ». Un jour, un ami lui dit en plaisantant : « Tu vois du fantastique partout, même dans les cailloux. » Caillois répondit : « Parce que le monde est plus étrange que nous ne le croyons. Il suffit de regarder. »
Le livre :
Le Tome II de l’Anthologie du fantastique dirigée par Roger Caillois est aujourd’hui nettement plus difficile à trouver que le premier volume. Les exemplaires circulent peu, et les tirages de 1966 semblent avoir été moins diffusés. De plus, ce second tome rassemble des textes particulièrement recherchés (Borges, Cortázar, Buzzati, Potocki, Pouchkine, Tolstoï…), ce qui augmente la demande auprès des lecteurs et des collectionneurs. Ainsi, un exemplaire en très bon état, complet et bien conservé, comme celui proposé ici, peut être considéré comme rare, ce qui justifie un prix supérieur à celui du Tome I.
Points forts du livre :
Ce volume traverse les continents : Europe, Amérique latine, Russie, Extrême‑Orient. Il offre une vision globale du fantastique, rare à l’époque.
Caillois ne choisit que des textes qui incarnent une véritable tension fantastique : le surgissement de l’inexplicable dans le réel.
Caillois éclaire les mécanismes du fantastique : la rupture, l’inquiétante étrangeté, le glissement du réel vers l’impossible.
L’index final, la variété des textes et la qualité de la sélection en font une anthologie indispensable pour les amateurs du genre.
Ce que le livre apporte encore aujourd’hui :
Le lecteur moderne y découvre des textes parfois introuvables, et une vision internationale du genre.
Caillois montre que le fantastique n’est pas seulement une histoire de fantômes : c’est une rupture dans l’ordre du monde, une expérience intellectuelle et émotionnelle.
Chaque texte est une surprise : du merveilleux inquiétant au fantastique métaphysique, du conte russe à la nouvelle latino‑américaine.
On passe d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre, d’une forme d’étrangeté à une autre.
Son écriture :
L’écriture de Caillois est souvent décrite comme : tranchante, minérale, d’une clarté presque scientifique, mais traversée par une poésie froide, une fascination pour l’étrangeté.
Il aimait les phrases nettes, sans bavure, où chaque mot semble pesé. Sa prose a quelque chose de géométrique : elle avance par angles, par lignes, par structures. Même lorsqu’il parle du fantastique, il le fait avec une sobriété qui renforce l’effet d’étrangeté.
Il disait souvent que le fantastique n’a pas besoin d’être exagéré : « Il suffit que le réel se déplace d’un millimètre pour devenir inquiétant. »
Ses habitudes de travail : rigueur et solitude. Caillois travaillait : tôt le matin, dans un silence absolu, avec une discipline presque militaire.
Il relisait ses textes à voix basse, non pour vérifier la musique, mais pour s’assurer que la logique interne ne comportait aucune faille. Il annotait énormément, remplissant les marges de signes, de flèches, de petits schémas — une manière de cartographier la pensée.
Il avait aussi l’habitude de classer ses idées dans des carnets thématiques : un pour les mythes, un pour les pierres, un pour les peurs, un pour les rêves, un pour les formes géométriques dans la nature.
Ses manies intellectuelles :
L’ordre dans l’étrange : Caillois avait plusieurs manies qui amusent encore ses biographes : Il collectionnait les pierres, les minéraux, les fossiles, persuadé qu’ils contenaient une forme d’intelligence naturelle. Il classait ses livres par thèmes invisibles : non pas par auteur ou époque, mais par « types d’étrangeté ». Il avait une obsession pour les symétries, les fractales, les formes naturelles parfaites. Il notait chaque idée « étrange » qu’il rencontrait, même dans la vie quotidienne : un bruit, une coïncidence, un geste inhabituel.
Pour lui, le fantastique n’était pas un genre littéraire : c’était une manière de percevoir le monde.
Ses superstitions discrètes :
Malgré sa rigueur intellectuelle, Caillois avait quelques superstitions étonnantes : Il croyait que certaines pierres — notamment les agates — avaient une influence psychique. Il évitait de commencer un texte un vendredi, persuadé que cela portait malheur à la structure du chapitre. Il disait que les idées les plus importantes lui venaient toujours au moment où il rangeait sa bibliothèque, comme si le déplacement des livres libérait des forces invisibles. Il avait une fascination pour les coïncidences, qu’il considérait comme des « signes » de l’ordre caché du monde.
Rien d’extravagant, mais assez pour donner à son œuvre cette tonalité unique : une pensée rationnelle traversée par l’étrange.
Un jour, un ami lui demanda pourquoi il passait tant de temps à contempler des pierres. Caillois répondit : « Parce qu’elles pensent lentement. Et qu’elles ne mentent jamais. »
Cette phrase, mi‑sérieuse mi‑poétique, résume parfaitement son rapport au monde : une curiosité scientifique, mais ouverte à l’inexplicable.
Mots‑clés de ce livre :
• Roger Caillois
• Anthologie du fantastique
• Gallimard 1966
• Bibliothèque des Idées
• Littérature fantastique
• Textes fantastiques
• Classiques du fantastique
• Recueil international
• Fantastique européen
• Fantastique mondial
A découvrir également :
Pour prolonger cette thématique, vous pouvez consulter
Anthologie du fantastique tome 1.
Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.