Amours, délices et orgues, par Alphonse Allais, Paul Ollendorff éditeur. 1898
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Amours, délices et orgues, par Alphonse Allais, Paul Ollendorff éditeur. 1898

€25.00

1898. Édition originale. Recueil de textes courts, fables, contes et fantaisies humoristiques où Alphonse Allais déploie son esprit satirique, son goût du non‑sens et ses trouvailles comiques qui ont fait de lui l’un des maîtres de l’humour fin‑de‑siècle.

Le titre Amours, délices et orgues est un clin d’œil grammatical typique d’Allais : trois mots qui changent de genre au pluriel. L’auteur aimait ces subtilités et les utilisait volontiers pour créer des titres déroutants, malicieux, destinés à attirer l’œil du lecteur.

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Description :

Broché. Sans sa couverture. Sur la première page blanche, ancienne inscription manuscrite au crayon reprenant le titre, l’auteur et la mention « édition originale ». Tranches et papier jaunis. Dos renforcé par un adhésif. Très bon état général. 274 pages.

Auteur :

Allais aimait inventer des canulars si convaincants que certains journaux les reprenaient comme des faits réels. Un jour, il publia une fausse découverte scientifique affirmant que l’on pouvait faire pousser des arbres à pain dans les jardins parisiens ; plusieurs lecteurs écrivirent pour demander où se procurer les graines. Il a écrit un “roman monochrome” et un “silence musical” avant John Cage — toujours avec humour. Allais est l’un des précurseurs de l’humour absurde, bien avant les surréalistes. Ses textes courts étaient souvent lus ou joués dans les cabarets artistiques de Montmartre.

Thèmes évoqués dans le livre :

Humour fin‑de‑siècle, non‑sens et logique absurde, fables et contes humoristiques, canulars littéraires, satire sociale, fantaisie et esprit boulevardier, jeux de mots et subtilités grammaticales.

Le livre :

Dans ce recueil, Allais joue avec les codes du récit : il détourne les fables, invente des situations impossibles, ridiculise les travers de son époque et pousse le lecteur à rire de l’absurde. Le titre lui‑même est un canular grammatical, typique de son esprit.

Son travail :

Allais était célèbre pour remettre ses chroniques à la dernière minute, parfois littéralement arrachées à son écriture par les typographes. Il arrivait au journal en disant : « Je n’ai rien, mais j’ai une idée. » Puis il improvisait un texte en vingt minutes, souvent brillant, parfois absurde, toujours drôle. Sa procrastination était légendaire, mais elle nourrissait son humour spontané.

Il détestait travailler dans le silence. Il écrivait : au comptoir, dans les cafés de Montmartre, au Chat Noir, entouré de bruit, de discussions, de verres qui s’entrechoquent.

Il disait que le silence “l’empêchait de penser”. Le brouhaha était son carburant littéraire.

Il écrivait sur n’importe quoi : Allais n’avait aucun respect pour le papier, il écrivait sur des nappes, des menus, des enveloppes, des tickets de métro, des cartes postales, des feuilles déjà imprimées.

Les éditeurs recevaient parfois des manuscrits composés de feuillets disparates, qu’il fallait reconstituer comme un puzzle.

Ses superstition :

Ne jamais relire, il refusait de relire ses textes. Il disait : « Relire, c’est douter. Et douter, c’est perdre son temps. » Il préférait laisser filer les fautes, les incohérences, les absurdités. Pour lui, la spontanéité valait mieux que la perfection.

Il prétendait que “les idées du matin sont des idées mal réveillées”. Il ne travaillait donc jamais avant midi, sauf contrainte absolue.

Avant de remettre une chronique, il la lisait à voix haute à ses amis du Chat Noir. S’ils riaient, il gardait le texte. S’ils ne riaient pas, il le jetait sans hésiter.

Les jeux de mots :

Allais collectionnait les jeux de mots comme d’autres collectionnent les timbres. Il notait des calembours partout. Il en glissait dans ses conversations. Il en faisait des titres volontairement absurdes. Le titre Amours, délices et orgues est typique de cette manie : il adorait les mots qui changent de genre au pluriel.

Mots‑clés de ce livre :

Alphonse Allais

Amours délices et orgues

Paul Ollendorff 1898

Édition originale

Humour fin‑de‑siècle

Non‑sens

Canulars littéraires

Chat Noir

Fantaisie

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Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.

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