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1971. Souvenirs inédits du prince de Faucigny-Lucinge (petit-fils du duc de Berry), par André Castelot, dans la collection : « Découverte de l’histoire » dirigée par André Castelot. Dès les premières lignes, le Prince Jean-Louis de Faucigny-Lucinge écrit : « Les souvenirs de mon grand-père dont André Castelot a bien voulu entreprendre le classement et le triage pourraient porter en sous titre : Histoire d’une Fidélité... »
Un ouvrage rare, où l’histoire intime rejoint l’histoire officielle : la mémoire d’une famille directement liée au duc de Berry, et un travail éditorial mené par l’un des grands historiens populaires du XXᵉ siècle.
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Description :
Reliure carton toilé rouge éditeur, titre imprimé en or. Avec sa jaquette illustrée défraîchie, dos insolé. Taches de rousseur sur la tranche du haut. Très bon état général. 280 pages.
Les concepteurs du livre :
Une équipe de passeurs de mémoire. Ce volume est le fruit d’une collaboration entre un prince héritier d’une mémoire familiale et un historien‑éditeur qui savait transformer les archives en récit vivant.
André Castelot (1911–2004)
Historien très populaire, spécialiste des grandes figures monarchiques et impériales. Il avait un talent rare : faire parler les archives. Castelot ne se contentait pas de classer les documents : il reconstituait les atmosphères, les voix, les gestes. Sa collection Découverte de l’Histoire visait à rendre accessibles des témoignages inédits, souvent conservés dans des familles aristocratiques.
Jean‑Louis de Faucigny‑Lucinge (1900–1987)
Petit‑fils du duc de Berry, dépositaire d’une mémoire familiale exceptionnelle. Il confia à Castelot des carnets, lettres, notes et souvenirs jamais publiés. Sa phrase d’ouverture — « Histoire d’une Fidélité » — résume parfaitement l’esprit du livre : une fidélité à la monarchie, à la famille, et à une certaine idée de l’honneur.
Castelot aimait dire que les familles aristocratiques sont des archives vivantes. Avec les Faucigny‑Lucinge, il trouvait un matériau rare : des souvenirs directs, transmis de génération en génération, et jamais exposés au public.
Ce livre est donc un pont entre l’histoire intime et l’histoire nationale.
Les manies, habitudes d’écriture d’André Castelot :
Castelot écrivait tôt, dès l’aube. Il disait que l’histoire “se réveille mieux que l’écrivain”, et qu’il fallait la saisir avant que le monde moderne ne fasse trop de bruit. Ses manuscrits portent souvent des notes indiquant l’heure : 6h15, 7h02, 8h10…
Il avait une habitude très particulière : il lisait les lettres, journaux, carnets à voix haute, pour entendre le rythme de la personne qui les avait écrits. Pour lui, une archive n’était pas un document : c’était une voix. Il disait : « Je n’écris pas l’histoire, je fais parler ceux qui l’ont vécue. »
Il avait un talent rare pour organiser les archives. Il étalait les documents sur une grande table, les regroupait par thèmes, puis par voix, puis par atmosphère. Il disait que l’histoire n’est pas une chronologie, mais une composition.
C’est exactement ce qu’il a fait pour les souvenirs du prince de Faucigny‑Lucinge : un tri minutieux, une mise en ordre, une recomposition élégante.
Son credo : « L’histoire doit être lisible par ceux qui ne l’ont pas vécue. »
Après avoir écrit le matin, il relisait le soir, souvent en marchant dans son bureau. Il corrigeait en murmurant les phrases, comme un acteur qui répète un rôle.
Ce que ce livre apporte aujourd’hui :
À une époque où les témoignages directs se raréfient, ce volume offre un regard unique sur la vie d’une famille liée à la Restauration et à ses héritiers.
Les souvenirs du prince de Faucigny‑Lucinge ne sont pas des reconstructions : ce sont des voix familiales, des récits transmis, des impressions authentiques.
Castelot apporte son sens du récit, sa clarté, sa capacité à faire revivre les personnages. Il transforme un ensemble de documents en histoire incarnée.
Le saviez‑vous ?
Castelot travaillait souvent avec un chronomètre posé à côté de lui. Il ne chronométrait pas son écriture, mais ses temps de relecture : il voulait vérifier que le rythme d’un chapitre correspondait au rythme d’un récit oral.
Il avait une passion secrète pour les cartes anciennes. Avant d’écrire un passage historique, il étalait sur son bureau une carte de l’époque concernée, persuadé que “l’histoire se comprend mieux quand on voit les distances”.
Lorsqu’il recevait des archives familiales, il commençait toujours par lire les documents à l’envers, en commençant par les dernières pages : il disait que cela révélait “la manière dont une vie se clôt”.
La famille de Faucigny‑Lucinge descendent d’une ancienne lignée savoyarde, mais la branche dont il est question dans ce livre a été étroitement liée à la cour de France dès le XVIIIᵉ siècle.
La famille possédait un journal familial tenu sur plusieurs générations, où chacun notait les événements importants, mais aussi les impressions du jour, les rencontres, les petites anecdotes. Ce journal, rarement montré, a servi de base à plusieurs passages du livre.
Les Faucigny‑Lucinge avaient une tradition : chaque génération devait écrire une “Lettre de transmission”, destinée à la suivante, résumant ce qu’elle estimait être l’esprit de la famille. Celle du grand‑père du prince Jean‑Louis insistait sur trois mots : fidélité, discrétion, mémoire.
Une partie des souvenirs publiés par Castelot provient de carnets écrits au crayon, jamais destinés à être lus. Le prince Jean‑Louis disait que son grand‑père écrivait “comme on parle à soi‑même, sans témoin”.
Mots‑clés de ce livre :
• André Castelot
• Découverte de l’Histoire
• prince de Faucigny‑Lucinge
• duc de Berry
• souvenirs inédits
• archives familiales
• monarchie française
• histoire intime
• Perrin 1971
• témoignage historique
• mémoires aristocratiques
• fidélité monarchique
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Dernière mise à jour de la fiche : juillet 2026.